Les auteurs de ce documentaire touffu et très... énergique ont beaucoup de choses à raconter. Pas vraiment le temps de souffler: enviable, leur volonté de multiplier les points de vue, d'enchaîner les entretiens et d'accumuler les nuances peut parfois dérouter, même si elle donne forcément de la consistance à leur essai. Transition énergétique, placé dans une soirée Thema musclée dans la foulée par le documentaire Se chauffer autrement, nous place donc au coeur d'un processus enclenché par le gouvernement d'Angela Merkel à la suite de la catastrophe de Fukushima. Pas spécialement la plus ardente des opposantes au nucléaire jusque-là, la chancelière s'est subitement rendue compte du danger représenté par ses centrales. Et a changé son fusil d'épaule. En deux ans, l'Allemagne s'est érigée en modèle incontesté des énergies renouvelables, transformant sa production d'électricité alternative en véritable machine de guerre économique. Au point de déséquilibrer le marché et de créer des paradoxes: une météo venteuse ou ensoleillée aboutit souvent à une production d'électricité bien plus importante que nécessaire, en Allemagne. Avec le coût des installations et la répercussion de ces coûts sur les contribuables, c'est l'un des enjeux qui nous est présenté dans cet intéressante mise en perspective.

  • Documentaire de Dirk Laabs et Michael Wech. Ce mardi 3 septembre à 20h50 sur Arte.
Les auteurs de ce documentaire touffu et très... énergique ont beaucoup de choses à raconter. Pas vraiment le temps de souffler: enviable, leur volonté de multiplier les points de vue, d'enchaîner les entretiens et d'accumuler les nuances peut parfois dérouter, même si elle donne forcément de la consistance à leur essai. Transition énergétique, placé dans une soirée Thema musclée dans la foulée par le documentaire Se chauffer autrement, nous place donc au coeur d'un processus enclenché par le gouvernement d'Angela Merkel à la suite de la catastrophe de Fukushima. Pas spécialement la plus ardente des opposantes au nucléaire jusque-là, la chancelière s'est subitement rendue compte du danger représenté par ses centrales. Et a changé son fusil d'épaule. En deux ans, l'Allemagne s'est érigée en modèle incontesté des énergies renouvelables, transformant sa production d'électricité alternative en véritable machine de guerre économique. Au point de déséquilibrer le marché et de créer des paradoxes: une météo venteuse ou ensoleillée aboutit souvent à une production d'électricité bien plus importante que nécessaire, en Allemagne. Avec le coût des installations et la répercussion de ces coûts sur les contribuables, c'est l'un des enjeux qui nous est présenté dans cet intéressante mise en perspective.