The Deuce, une série pleine d'humanisme et de références culturelles

10/09/18 à 12:31 - Mise à jour à 11/09/18 à 12:31
Du Le Vif Focus du 06/09/18

Féminisme, punk, exploitation et gentrification. La nouvelle saison de The Deuce, dans le New York des seventies finissantes, met en valeur l'architecture narrative de David Simon et le jeu de Maggie Gyllenhaal.

Le dernier épisode de la première saison de The Deuce, la série HBO dans laquelle David Simon reconstitue le New York nyctalope des années 70, avait mis en scène une mort froide, dérisoire, instantanée, aussi insignifiante en apparence que la victime: une prostituée, Ruby, précipitée dans le vide par un client mécontent. Mais le geste est aussi banal et peu dramatique que son impact est frontal et son sens éloquent. En quelques secondes d'un épisode qui ne clôturait finalement pas grand-chose (tant il ressemblait davantage à un épisode de mi-saison, sans crescendo), David Simon et George Pelecanos, son co-auteur, résumaient le propos de The Deuce: une mise en images et en perspective de l'exploitation des femmes et du pouvoir qui les rend invisibles individuellement et collectivement. Dans ce quartier de Times Square surnommé The Deuce, traversé des rapports de forces (police, pègre, macs, addictions, spéculation immobilière et gentrification...), plus les choses changent et se transforment, plus elles demeurent inchangées pour celles (surtout) et ceux qui n'ont pas les...

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