En 2011, à la sortie de son premier long métrage, Beyond the Black Rainbow, Panos Cosmatos parlait avec beaucoup d'à-propos de ce film-trip complètement taré au confluent de l'horreur et de la science-fiction comme d'une espèce d'équivalent filmique à un album du Floyd des débuts à s'écouter en boucle jusqu'au bout de la nuit. À l'époque, il préparait déjà Mandy, deuxième film présenté à la Quinzaine cannoise l'an dernier et disponible aujourd'hui en DVD, qu'il décrivait alors plutôt comme un disque défoncé de Black Sabbath sur lequel se rouler un énorme joint. Sûr que l'animal a le sens de la formule et de la référence droguée qui fait mouche. Cinéaste gréco-canadien né à Rome, ce gros nounours mal peigné au rire suraigu est en fait le fils du scénariste et réalisateur George P. Cosmatos, à qui l'on doit notamment le deuxième Rambo mais aussi Cobra avec Sylvester Stallone, films d'action aussi joyeusement bourrins que kitschement stylés ayant fait le bonheur des amateurs de mauvais genres au mitan des années 80. "Allez savoir pourquoi mais j'ai...