Drôle d'idée: traiter à la manière gore d'un Chernobyl un drame survenu au XIXe siècle, et y puiser de quoi prendre le coche du féminisme (façon TF1, qui produit, faut pas rêver). Le 4 mai 1897, l'incendie du Bazar de la Charité, une vente caritative mondaine, faisait plus de 120 victimes, essentiellemen...

Drôle d'idée: traiter à la manière gore d'un Chernobyl un drame survenu au XIXe siècle, et y puiser de quoi prendre le coche du féminisme (façon TF1, qui produit, faut pas rêver). Le 4 mai 1897, l'incendie du Bazar de la Charité, une vente caritative mondaine, faisait plus de 120 victimes, essentiellement des femmes. L'événement place ici Adrienne, Rose et Alice sur le chemin de l'émancipation. Voulant quitter son mari, la première se voit rétorquer d'aller dépenser son argent au Bazar (ne manque que le jet de carte de crédit à la figure) et se réfugie chez son amant. Alice n'aime pas plus son promis, tandis que sa bonne, Rose, prépare secrètement son exil américain. Elles trouveront dans les cendres les moyens de leur indépendance, entre usurpation d'identité, mort masquée et corset social carbonisé. Le premier épisode s'alanguit sur les torches humaines, les chairs cramées, dans une pesante lenteur contemplative. Difficile de faire émerger un propos sur la visibilité des femmes dans un déluge d'effets spéciaux catastrophistes et de romanesque trop convenu.