Portant le fer de la satire dans le flanc des évangélistes, The Righteous Gemstones est tout ce qu'on peut attendre d'une comédie signée Danny McBride (Vice Principals): grossièretés, blasphèmes et anathèmes proférés avec une égale délectation, personnages outrageusement agressifs, libidine...

Portant le fer de la satire dans le flanc des évangélistes, The Righteous Gemstones est tout ce qu'on peut attendre d'une comédie signée Danny McBride (Vice Principals): grossièretés, blasphèmes et anathèmes proférés avec une égale délectation, personnages outrageusement agressifs, libidineux, dysfonctionnels et obsédés par l'argent. Eli Gemstone (John Goodman) règne sur un empire évangéliste qui possède manoirs, jets privés et une collection d'enfants plus bêtes et gâtés les uns que les autres: Jesse (Mc Bride), Kelvin (Adam Devine) et leur soeur Judy (Edi Patterson). Dans l'église du big business, le deuil de la matriarche Aimee-Leigh (Jennifer Nettles, qui apparaît en flash-back) n'est pas leur préoccupation première. C'est plutôt l'argent, la drogue, le sexe. Si cette moquerie acide des privilégiés et des possédants (contrairement à Vice Principals qui se moquait des médiocres) a ses moments forts et ses gags tonitruants, ainsi qu'un casting homogène dans la farce, il n'y a absolument rien à tirer en termes de complexité de personnages (pourquoi sont-ils si méchants?) ni en termes de critique du christianisme évangélique et de la bigoterie, celle-ci passant malheureusement au second plan derrière les facéties dont McBride s'est fait l'expert. De l'irrévérence pour le plaisir de l'irrévérence et de son déferlement.