Ismael est fatigué des petites combines dans lesquelles l'embarque son pote JB. Mais pas question pour lui de prendre les rênes de l'entreprise du père. Préparer puis rapatrier au Maroc les corps des défunts, organiser leurs funérailles, il préfère en laisser le soin à sa soeur et son beau-frère....

Ismael est fatigué des petites combines dans lesquelles l'embarque son pote JB. Mais pas question pour lui de prendre les rênes de l'entreprise du père. Préparer puis rapatrier au Maroc les corps des défunts, organiser leurs funérailles, il préfère en laisser le soin à sa soeur et son beau-frère. Jusqu'au jour où, témoin du dilemme des familles endeuillées de laisser reposer leurs défunts au pays ou à Bruxelles, il envisage de rapatrier de la terre marocaine, histoire de faire consensus. Bien plus qu'un Six Feet Under molenbeekois, Terre (Grond) est une comédie maroxelloise, in het Vlaams, grinçante, sensible et formidablement foutraque, qui dresse le portrait de la capitale dans toute sa splendide diversité, son goût de l'absurde et du schmet érigé en système. Supervisé par le duo de golden kets Adil El Arbi et Bilall Fallah (Bad Boys for Life, Snowfall) à la réalisation de deux épisodes, Terre est écrit par Dries Heyneman, Wannes Cappelle (la série Bevergem) et l'acteur Zouzou Ben Chikha. Galvanisée par son casting survitaminé, parfois un chouïa hyperactif, la série en huit épisodes offre par sa mise en scène vivace, ses plans léchés et son montage malin une vision de Bruxelles débordante d'énergie, un melting-pot joyeusement bordélique qui n'entame que rarement la subtilité et l'intelligence de ses thèmes centraux.