Si elle est certes plus inégale que les précédentes, sa pire moitié reste tout à fait honorable et au-dessus du lot (à la notable exception du premier épisode, dans lequel Mark Duplass s'épu...

Si elle est certes plus inégale que les précédentes, sa pire moitié reste tout à fait honorable et au-dessus du lot (à la notable exception du premier épisode, dans lequel Mark Duplass s'épuise en caricature de chanteur lo-fi). L'autre moitié, à elle seule, vaut le coup d'oeil, tant elle montre à quel point le cadre imposé par la série permet une variété d'histoires, de tonalités, qui favorise l'invention formelle et ventile de l'émotion brute. Un guerrier barbare sorti d'une série B des années 80, des jeunes filles aux portes de l'âge adulte, un hamster géant transactionnel, l'échappée belle d'âmes fracturées nous portent souvent aux frontières du rire et des larmes, tout au long de micro-histoires taillées dans le diamant, surprenantes, poétiques, et qui, étrangement, ne semblent jamais très éloignées les unes des autres.