Il y a quelques semaines, Petite fille, du Français Sébastien Lifshitz, remportait le Grand Prix au festival du film de Gand. Une première pour un documentaire. Ça avait déjà été le cas à Namur quelques jours plus tôt...

Il y a quelques semaines, Petite fille, du Français Sébastien Lifshitz, remportait le Grand Prix au festival du film de Gand. Une première pour un documentaire. Ça avait déjà été le cas à Namur quelques jours plus tôt avec Petit Samedi de Paloma Sermon-Daï. Comme si la quête de vérité prenait le pas sur la fiction en ces temps de fake news et de grands bouleversements. "Quand je serai grand, je serai une fille", disait déjà Sasha à l'âge de trois ans. Sasha est une petite fille mais dans un corps de garçon. "C'était plus profond qu'une envie d'être comme maman, explique Karine, sa mère. Elle avait le regard paniqué. Mais que vais-je devenir si je ne peux pas être une fille?" Du haut de ses sept printemps, Sasha aime les robes, déteste son zizi et pleure à l'idée de ne pas pouvoir porter un enfant dans son ventre. Bouleversant, déchirant, filmé à juste distance, le documentaire de Sébastien Lifshitz raconte son histoire et le quotidien d'une famille entre recherche de soutien et combat pour la différence.