Excellent, parce que le réalisateur américain joue sur plusieurs tableaux, tout aussi intéressants les uns que les autres: en se collant aux basques de Paul Simon, Berlinger nous raconte l'histoire d'un album, l'histoire d'un retour aux sources et l'histoire d'un pays. Rien que ça. Graceland, c'est d'abord la rencontre, en 1985, entre une star de la pop mondiale et des musiciens sud-africains. Tombé amoureux de la musique locale, Simon décide en effet, au sortir d'un album en demi-teinte, d'aller s'imprégner des sons qu'il a entendus sur une cassette audio que lui avait prêtée un ami. Direction l'Afrique du Sud. Problème, le pays est alors en plein apartheid, Nelson Mandela croupit toujours en prison et bon nombre d'artistes locaux plaident pour un boycott culturel complet. L'arrivée de Simon, même pour jouer avec des musiciens noirs, va donc créer la polémique. Un quart de siècle plus tard, l'artiste revient au pays, et retrouve ceux avec lesquels il créa Graceland, album légendaire écoulé à 14 millions d'exemplaires, et qui lui a valu un Grammy Award. Chacun donne sa version des faits, raconte ce moment particulier de l'histoire sud-africaine, le tout dans le contexte d'un concert anniversaire qui donne lieu, sous la caméra de Berlinger, à de sacrés moments de bravoure musicale. C'est l'intérêt de ce film, ces allers- retours temporels mêlés aux anecdotes liées à la politique de l'époque, aux rapports humains qui se sont noués entre Simon et ses musiciens, et à la genèse d'un disque pour le moins particulier. On ne s'ennuie donc pas une seconde en compagnie de l'interprète de You Can Call Me Al, l'un des grands tubes de Graceland.

DOCUMENTAIRE DE JOE BERLINGER.

Ce samedi 27 février à 22h35 sur Arte.

Excellent, parce que le réalisateur américain joue sur plusieurs tableaux, tout aussi intéressants les uns que les autres: en se collant aux basques de Paul Simon, Berlinger nous raconte l'histoire d'un album, l'histoire d'un retour aux sources et l'histoire d'un pays. Rien que ça. Graceland, c'est d'abord la rencontre, en 1985, entre une star de la pop mondiale et des musiciens sud-africains. Tombé amoureux de la musique locale, Simon décide en effet, au sortir d'un album en demi-teinte, d'aller s'imprégner des sons qu'il a entendus sur une cassette audio que lui avait prêtée un ami. Direction l'Afrique du Sud. Problème, le pays est alors en plein apartheid, Nelson Mandela croupit toujours en prison et bon nombre d'artistes locaux plaident pour un boycott culturel complet. L'arrivée de Simon, même pour jouer avec des musiciens noirs, va donc créer la polémique. Un quart de siècle plus tard, l'artiste revient au pays, et retrouve ceux avec lesquels il créa Graceland, album légendaire écoulé à 14 millions d'exemplaires, et qui lui a valu un Grammy Award. Chacun donne sa version des faits, raconte ce moment particulier de l'histoire sud-africaine, le tout dans le contexte d'un concert anniversaire qui donne lieu, sous la caméra de Berlinger, à de sacrés moments de bravoure musicale. C'est l'intérêt de ce film, ces allers- retours temporels mêlés aux anecdotes liées à la politique de l'époque, aux rapports humains qui se sont noués entre Simon et ses musiciens, et à la genèse d'un disque pour le moins particulier. On ne s'ennuie donc pas une seconde en compagnie de l'interprète de You Can Call Me Al, l'un des grands tubes de Graceland.