"Le poème n'est accompli que s'il est chanté", disait Léopold Sédar Senghor, premier président du Sénégal indépendant et politicien artiste défenseur infatigable de l'identité culturelle. L'histoire d'Orchestra Baobab, c'...

"Le poème n'est accompli que s'il est chanté", disait Léopold Sédar Senghor, premier président du Sénégal indépendant et politicien artiste défenseur infatigable de l'identité culturelle. L'histoire d'Orchestra Baobab, c'est celle d'un pays. Celle d'un club, de quatre générations de musiciens qui incarnent la mémoire de tout un peuple. Grandeur, éclipse et reconnaissance. Le documentaire de Toumani Sangaré raconte le melting-pot musical, la fraternité africaine et la transmission artistique. Il revient sur la naissance du groupe dans le quartier de Gueule Tapée à Dakar et explique comment il a réinventé la musique populaire sénégalaise en incarnant le panafricanisme. Il épingle la première utilisation de la pédale wah-wah sur le continent africain et retrace la séparation et la résurrection de l'Orchestra avec le mec qui avait fait revivre le Buena Vista Social Club. Des membres du groupe, un professeur de littérature et de civilisations africaines et Youssou N'Dour entre autres alimentent ce portrait contextualisé.