Ils sont jeunes, vieux. La plupart du temps sans emploi et sans domicile fixe. Ils viennent à deux parfois et ne se voient refuser l'accès aux salles que s'ils sont trop imprégnés. En ces lieux rassurants et bienveilla...

Ils sont jeunes, vieux. La plupart du temps sans emploi et sans domicile fixe. Ils viennent à deux parfois et ne se voient refuser l'accès aux salles que s'ils sont trop imprégnés. En ces lieux rassurants et bienveillants, ils s'injectent de l'héroïne, de la cocaïne, fument des drogues dures. Le projet ne sert pas qu'à encadrer la consommation d'hommes et de femmes souffrant d'assuétudes. Il s'agit aussi d'un endroit où ils peuvent se retrouver sans être jugés ou catalogués. Ils y parlent de leur vie, de leurs problèmes, de leur avenir. De leur addiction, de leur isolement, de leurs désirs. Après Vacancy, qui rencontrait dans des motels les laissés-pour-compte de l'Amérique, Alexandra Kandy Longuet se penche avec réalisme, sensibilité et pudeur sur le cas d'autres parias... Début septembre, la salle de consommation à moindre risque de Liège comptait 872 inscrits et on y dénombrait 50 passages par jour en moyenne. Une autre doit voir le jour dans le quartier Lemonnier, à Bruxelles, en cette fin d'année.