"La violence en face est de plus en plus forte. Parce que la colère grandit. Parce qu'il n'y a pas, ou très peu, pour l'instant de réponse politique. Et nous, nous sommes en face de la population. Entre la population et les institutions." Pour des raisons diverses, en Belgique comme en France, les relations e...

"La violence en face est de plus en plus forte. Parce que la colère grandit. Parce qu'il n'y a pas, ou très peu, pour l'instant de réponse politique. Et nous, nous sommes en face de la population. Entre la population et les institutions." Pour des raisons diverses, en Belgique comme en France, les relations entre la police et le citoyen se sont tendues et durcies ces dernières années. Le 1er décembre 2018 a marqué un tournant à Paris avec la prise par les Gilets Jaunes de l'Arc de Triomphe. Qu'est-ce que le maintien de l'ordre public? Légitime-t-il certaines violences? Où placer le curseur entre protection des biens et protection des personnes? Telles sont quelques-unes des questions que se pose L'Ordre à tout prix. CRS, préfet, ancien ministre de l'Intérieur... Samuel Lajus et son équipe ont rencontré ceux qui détiennent le monopole de la force légitime. Et, plus éclairant encore, ceux qui l'ont détenu. "Le fait de ne pas pouvoir manifester parce qu'on craint ce faisant d'être pris dans des actes violents me gêne profondément, dit un ancien commandant des Compagnies Républicaines de Sécurité quant à la logique policière de confrontation. Est-ce que ça peut être un calcul politique? Franchement un peu sans doute. Ce qui est en jeu, ça reste l'opinion publique. Dans quelle direction va-t-elle basculer?" Le lanceur de balles de défense, la responsabilité du politique, le stress du flic et le droit de manifester ne sont quelques-uns des nombreux sujets ici abordés.