Il y a cinq ans, le 22 mars 2016, Bruxelles était la cible d'attaques terroristes. Un double attentat perpétré quelques jours à peine après la capture de Salah Abdeslam, seul survivant du commando des attentats de Paris. C'est sur lui que se focalise le documentaire du réalisateur flamand Eric Goens. Cer...

Il y a cinq ans, le 22 mars 2016, Bruxelles était la cible d'attaques terroristes. Un double attentat perpétré quelques jours à peine après la capture de Salah Abdeslam, seul survivant du commando des attentats de Paris. C'est sur lui que se focalise le documentaire du réalisateur flamand Eric Goens. Certes, Salah ne dévoile pas de grand scoop sur un parcours déjà abondamment détaillé dans la presse. Découpé en quatre parties, il se base néanmoins sur de nombreux documents -la lettre d'adieu à sa fiancée- et promet des témoignages inédits. Par exemple, dans le premier volet, celui d'un "membre" de la famille, ainsi que d'un professeur. Sans pour autant réussir à cerner le pourquoi et le comment de la radicalisation du jeune Bruxellois. Un élève malin, à défaut d'être bosseur, issu d'une famille marocaine religieuse, mais pas fondamentaliste. Il y a bien eu les mauvaises rencontres (Abaaoud, un ami d'enfance) et les premiers larcins. Comme cette tentative de vol dans un garage de Limelette -"J'ai vu cinq gaillards en bas de ma fenêtre. Il m'a juste dit: "C'est le Père Noël", et puis ils sont partis", raconte le concessionnaire. Une expédition de pieds nickelés, qui vaudra à Abdeslam un premier passage en prison, et le début d'un déclassement. De là à prendre la route pour Paris, ceinturé d'explosifs, il reste pourtant encore une marge. Que devraient éclaircir les prochains épisodes du documentaire? Rien n'est moins sûr...