Besoin de spectacle vivant? Une envie irrépressible de voyage ensoleillé? Rien ne remplacera jamais un bon concert. Les live streams qui ont pullulé pendant le confinement sont là pour en témoigner. Et ce n'est pas en regardant votre télé que ...

Besoin de spectacle vivant? Une envie irrépressible de voyage ensoleillé? Rien ne remplacera jamais un bon concert. Les live streams qui ont pullulé pendant le confinement sont là pour en témoigner. Et ce n'est pas en regardant votre télé que vous ferez le plein de vitamine D. N'empêche que le 13 juin, à Araras, dans l'État de São Paulo, une légende de la musique brésilienne jouait dans son jardin pour France Télévisions pendant une heure trois quarts de félicité. Star de la bossa nova, leader du mouvement tropicaliste, Gilberto Gil est autant célébré pour son engagement politique que pour sa liberté musicale. Là, entouré d'un groupe (ses enfants et petits-enfants), avec sa douce voix de miel, l'ancien ministre de la Culture du président Lula (il incarnait déjà dans les années 60 la résistance culturelle à la dictature militaire) se promène dans son répertoire, adresse quelques clins d'oeil (notamment à Bob Marley) et parle aux Français. Depuis plusieurs années maintenant, Gil planche avec le compositeur Aldo Brizzi sur son premier opéra (Amor Azul) mais il a décidé de ne pas créer cette oeuvre dans le Brésil de Bolsonaro. Elle verra le jour à Paris.