"Une femme à la Maison Blanche, mission impossible? Oui... Mais pas pour moi." Le ton est donné. Espiègle, railleur et copieusement salé. C'est que ce docu-fiction porte une nouvelle fois la griffe de Karl Zéro et Daisy D'Errata, couple trublion abonné à cette effronterie politico-people devenue série. Jacques Chirac, Vladimir Poutine ou le non moins facétieux Kim Jong-un trônent en bonne place sur leur tableau de chasse. Ambitieuse, tenace et bagarreuse, Hillary Clinton l'était déjà bien avant que son infidèle compagnon ne se présente au poste le plus convoité de la sphère politique yankee. Son parcours, que l'on connaît finalement peu, est ici restitué avec gouaille, brassant dans un même chaudron un soupçon d'ironie, une pincée de mauvaise foi et une bonne louche de lucidité. Entre l'histoire et la satire, il y a une ligne que les auteurs, avec un indéniable travail de fond et un proverbial talent de conteurs, piétinent affectueusement. C'est toujours ça de pris alors que les punchlines bravaches et les sarcasmes défilent sans provoquer pour autant un profond enthousiasme.

DOCUMENTAIRE DE KARL ZÉRO ET DAISY D'ERRATA.

Ce mardi 12 juillet à 20h55 sur Arte.

"Une femme à la Maison Blanche, mission impossible? Oui... Mais pas pour moi." Le ton est donné. Espiègle, railleur et copieusement salé. C'est que ce docu-fiction porte une nouvelle fois la griffe de Karl Zéro et Daisy D'Errata, couple trublion abonné à cette effronterie politico-people devenue série. Jacques Chirac, Vladimir Poutine ou le non moins facétieux Kim Jong-un trônent en bonne place sur leur tableau de chasse. Ambitieuse, tenace et bagarreuse, Hillary Clinton l'était déjà bien avant que son infidèle compagnon ne se présente au poste le plus convoité de la sphère politique yankee. Son parcours, que l'on connaît finalement peu, est ici restitué avec gouaille, brassant dans un même chaudron un soupçon d'ironie, une pincée de mauvaise foi et une bonne louche de lucidité. Entre l'histoire et la satire, il y a une ligne que les auteurs, avec un indéniable travail de fond et un proverbial talent de conteurs, piétinent affectueusement. C'est toujours ça de pris alors que les punchlines bravaches et les sarcasmes défilent sans provoquer pour autant un profond enthousiasme.