Le reboot de Beverly Hills 90210 est un drôle d'objet méta qui joue sur la nostalgie d'une série culte mainstream, pendant matérialiste, cynique et anachronique de la contre-culture façon Twin Peaks de David Lynch et Nevermind de Nirvana, conçu...

Le reboot de Beverly Hills 90210 est un drôle d'objet méta qui joue sur la nostalgie d'une série culte mainstream, pendant matérialiste, cynique et anachronique de la contre-culture façon Twin Peaks de David Lynch et Nevermind de Nirvana, conçus au même moment dans le même pays, mais visiblement pas au fait des mêmes réalités. Que la série ait longtemps divisé le public a été vite oublié au profit d'un storytelling triomphant que BH 90210 proclame haut et fort. Le casting original y joue son propre rôle, au moment où le show est sur le point d'être relancé pour le plus grand bonheur des fans enamourés. On frôle le toucher des écrouelles, mais c'est le botox qui gonfle le visage des anciens de la West Beverly Hills High School, de tables de lecture (dirigées par leur Némésis, Christine McCarthy) en tapis rouge, de conférences bondées en tentatives de vivre une vie normale. Pas vraiment fiction, pas vraiment documentaire, un truc hors-sol proustien qui crève régulièrement le plafond de la vulgarité et du nombrilisme opportunément second degré.