La série franco-germano-luxembourgeoise Bad Banks redémarre sur un parti pris esthétique léché mais trop vite réduit en bouillie par une réalisation fébrile et des intrigues gonflées comme autant de bulles spéculatives. R...

La série franco-germano-luxembourgeoise Bad Banks redémarre sur un parti pris esthétique léché mais trop vite réduit en bouillie par une réalisation fébrile et des intrigues gonflées comme autant de bulles spéculatives. Restituer l'amoralité qui régit les banques et la complexité des enjeux publics est une intention louable, et ici partiellement honorée. Mais elle se heurte trop souvent à la lenteur du rythme et la difficulté de s'identifier à des personnages aussi chaleureux que les décors qui les enferment, tours de béton et de verre entre Francfort, Berlin et Luxembourg. Même les incubateurs de start-up, au centre de cette nouvelle saison qui suit les retombées du crash de la Deutsche Global Invest, ont, par leur aspect futuriste appuyé et un brin délirant, des allures d'hôpital orwellien. Le scénario et les acteurs parviennent in extremis à donner corps au serpent de mer de la crise bancaire, spéculant sur le drame environnemental et l'ego des petits soldats zélés de la finance.