Le projet d'adapter la nouvelle de science-fiction de Brian Aldiss Supertoys Last All Summer Long (1969) avait été nourri par Stanley Kubrick avant que celui-ci le "passe" à Steven Spielberg en 1995, quatre ans avant le décès...

Le projet d'adapter la nouvelle de science-fiction de Brian Aldiss Supertoys Last All Summer Long (1969) avait été nourri par Stanley Kubrick avant que celui-ci le "passe" à Steven Spielberg en 1995, quatre ans avant le décès du réalisateur de 2001, l'Odyssée de l'espace. Spielberg se montre à la hauteur du défi en signant un film spectaculaire, doublé d'une réflexion sur les rapports entre humanité et haute technologie. Sans le génie de son aîné, mais avec toute la maîtrise et tout le coeur dont on le sait capable. L'histoire, qui n'est pas sans rappeler celle du conte de Collodi Pinocchio, nous emmène dans un futur marqué par les conséquences du réchauffement climatique où des androïdes effectuent nombre de tâches pour les humains. La natalité étant sévèrement encadrée, un couple dont l'enfant est dans le coma décide d'adopter un robot programmé pour les aimer comme leur fils... Fort et attachant, avec Haley Joel Osment, qu'avait révélé deux ans plus tôt Le Sixième Sens.