Tout sur Werchter

Prince a livré ce samedi un concert exceptionnel, organique et sexuel sur la plaine de Werchter. Il n'a pas volé sa réputation de meilleur artiste live du monde.

Finalement, l'événement de la journée de dimanche s'est peut-être passé en coulisses. Le barbecue du 4 juillet qu'y a organisé Dave Grohl semble en effet avoir fait son petit effet sur les troupes (américaines) présentes. Idéal en tout cas pour créer une vraie atmosphère de festival, comme on l'a finalement très peu retrouvée tout au long du week-end.

Bon signe : dès le départ, Arcade Fire débarque sur la grande scène tout sourire. Le groupe canadien a l'air content d'être là, et dans un festival où l'on a parfois l'impression de voir les groupes pointer, c'est plutôt de bon augure. " This one's for Dave Grohl ", lance Win Butler, rigolard, et d'entamer " Keep The Car Running"

Elles nous font rire depuis jeudi les petites pancartes que brandissent les festivaliers pendant les concerts. Best of.

En fin d'après-midi, au moment où Vampire Weekend quittait la grande scène, c'était au tour des Dirty Projectors d'entamer leur concert au Marquee. Soit deux groupes new-yorkais, tous les deux sous influences africaines. Les premiers pour en tirer une pop solaire, les seconds pour creuser une veine plus expérimentale. Difficile en fait de faire plus branché que les Dirty Projectors, trois garçons, trois filles, qui collaborent aussi bien avec David Byrne que Bjork ou Rusko. De là à toucher le public de Werchter...

La Fête n'est pas que nationale pour les Américains de Vampire Weekend. Les New Yorkais ont donné à Werchter des petits airs d'Afrique.

Empire of the sun inonde le Marquee de sa kitscherie pop. Ou quand Rock Werchter se transforme en carnaval rétro-futuriste.

Big girls, you are beautiful... Beth Ditto brûle ses calories à Werchter. C'est pas renversant mais, ce samedi, pas très alléchant, la balance penche en sa faveur.