Tout sur Kinepolis

Intuitivement, on a l'impression que le secteur culturel est toujours en convalescence, frappé par un Covid long qui le laisse groggy certains jours. Les bonnes surprises ici et là (un concert de Sébastien Tellier à guichets fermés aux Nuits Bota, une salle remplie jusqu'au dernier balcon à la Monnaie pour The Time of Our Singing...) n'effaçant pas une impression générale de ralentissement, voire d'enlisement, forgée au gré des rumeurs alarmistes et de certains indices comme une visite quasi privée un dimanche au Wiels ou des travées clairsemées à l'UGC Toison d'Or un mercredi soir.

Avec les diffusions d'opéras dans les salles obscures, les cinémas (UGC, Kinepolis...) misent sur une nouvelle tendance. Des dizaines de titres lyriques, retransmis depuis les plus belles salles du monde: le phénomène prend de l'ampleur et arrive même, si l'on en croit certains observateurs, à dépeupler les vraies salles d'opéra.

Le 21 avril dernier, Prince nous quittait non sans laisser de trace. En hommage à "His Royal Badness", Kinepolis projettera, ce jeudi 28 avril et le dimanche 1er mai, Purple Rain, le film musical de 1984 qui a fait connaître Prince au grand public.

Après l'opéra et le ballet, Kinepolis propose une nouvelle formule culturelle à partir du mois d'octobre: Art au Cinéma, soit une façon différente de visiter une exposition d'art, confortablement installé dans son fauteuil, soda et pop-corn en sus. L'art et la culture accessibles à tous... Vraiment?

C'est la dernière idée des cinémas Kinepolis: des séances "Cinéma Deluxe" garanties sans seaux de popcorn et voisins récalcitrants. Mais cela a un prix: 3 euros supplémentaires.