Si le Codeco a apporté de bonnes nouvelles aux métiers de contacts ainsi qu'aux parcs animaliers, aucune perspective n'a été donnée au secteur culturel.

Le Premier ministre Alexander De Croo a bien annoncé qu'une feuille de route serait élaborée pour déterminer à partir de quels seuils des assouplissements peuvent intervenir, mais "cela reste trop flou", juge Mme Santoro. "Ça fait un an que cette crise sanitaire a commencé, pourquoi cette feuille de route n'existe-t-elle pas déjà?", s'interroge-t-elle. "Nous n'avons aucune perspective, c'est insuffisant", s'insurge-t-elle.

Pour la directrice de l'association qui représente 119 centres culturels reconnus par la Fédération Wallonie-Bruxelles, chaque Codeco se suit et se ressemble, apportant son lot de déceptions. "Cela devient lassant que rien ne bouge. On attendait déjà des assouplissements pour les activités extérieures, y compris pour organiser des événements avec des jauges limitées, au dernier Codeco. On n'avait déjà rien et force est de constater que certains secteurs peuvent continuer à ouvrir, selon des conditions qui ne nous semblent pas moins dangereuses" que ce que les centres culturels demandent.

Patricia Santoro pointe aussi que le Premier ministre a justifié l'ouverture des métiers de contacts par l'importance des soins corporels pour le bien-être alors que pour elle, la culture est tout aussi importante pour la santé mentale. "Plus rien n'est autorisé et nous ne comprenons pas pourquoi alors que c'est de plus en plus difficile pour la santé mentale", dénonce-t-elle.

Même déception du côté des guides et médiateurs culturels, qui réclamaient l'autorisation des visites guidées en extérieur pour des groupes de 15 personnes maximum. Néanmoins, Marie-Eve Triers, présidente de l'association des Guides et médiateurs culturels de Belgique, n'est pas surprise. "On ne s'attendait pas vraiment à des assouplissements vu que le secteur culturel passe souvent après le reste. (...) C'est un choix politique que je déplore et qui a un impact sur les gens", estime-t-elle.

Elle ne comprend d'ailleurs pas pourquoi des visites ne peuvent se tenir à l'extérieur, moyennant des protocoles sanitaires stricts. "Lors des Journées du patrimoine en septembre, nous avons fait des visites à l'extérieur et cela n'a pas mené à des contaminations avérées. C'est démesuré de tout interdire", regrette-t-elle.

Si le Codeco a apporté de bonnes nouvelles aux métiers de contacts ainsi qu'aux parcs animaliers, aucune perspective n'a été donnée au secteur culturel. Le Premier ministre Alexander De Croo a bien annoncé qu'une feuille de route serait élaborée pour déterminer à partir de quels seuils des assouplissements peuvent intervenir, mais "cela reste trop flou", juge Mme Santoro. "Ça fait un an que cette crise sanitaire a commencé, pourquoi cette feuille de route n'existe-t-elle pas déjà?", s'interroge-t-elle. "Nous n'avons aucune perspective, c'est insuffisant", s'insurge-t-elle. Pour la directrice de l'association qui représente 119 centres culturels reconnus par la Fédération Wallonie-Bruxelles, chaque Codeco se suit et se ressemble, apportant son lot de déceptions. "Cela devient lassant que rien ne bouge. On attendait déjà des assouplissements pour les activités extérieures, y compris pour organiser des événements avec des jauges limitées, au dernier Codeco. On n'avait déjà rien et force est de constater que certains secteurs peuvent continuer à ouvrir, selon des conditions qui ne nous semblent pas moins dangereuses" que ce que les centres culturels demandent. Patricia Santoro pointe aussi que le Premier ministre a justifié l'ouverture des métiers de contacts par l'importance des soins corporels pour le bien-être alors que pour elle, la culture est tout aussi importante pour la santé mentale. "Plus rien n'est autorisé et nous ne comprenons pas pourquoi alors que c'est de plus en plus difficile pour la santé mentale", dénonce-t-elle. Même déception du côté des guides et médiateurs culturels, qui réclamaient l'autorisation des visites guidées en extérieur pour des groupes de 15 personnes maximum. Néanmoins, Marie-Eve Triers, présidente de l'association des Guides et médiateurs culturels de Belgique, n'est pas surprise. "On ne s'attendait pas vraiment à des assouplissements vu que le secteur culturel passe souvent après le reste. (...) C'est un choix politique que je déplore et qui a un impact sur les gens", estime-t-elle. Elle ne comprend d'ailleurs pas pourquoi des visites ne peuvent se tenir à l'extérieur, moyennant des protocoles sanitaires stricts. "Lors des Journées du patrimoine en septembre, nous avons fait des visites à l'extérieur et cela n'a pas mené à des contaminations avérées. C'est démesuré de tout interdire", regrette-t-elle.