"L'idée était de faire un truc sur lequel les gens pourraient danser. De se permettre une petite percée électronique. C'est comme ça qu'on s'est ouverts à une nouvelle palette d'instruments. Mais nous n'avons de toute évidence pas enregistré un disque pour boîtes de nuit." Partageant une banquette dans le petit salon d'un hôtel bruxellois à deux pas de la rue Neuve, Taylor Kirk sourit. Rigole même. Loin de l'image sérieuse, hantée que dégagent depuis dix ans les disques de Timber Timbre. "Quand on a terminé Hot Dreams, j'avais l'impression d'avoir accompli la plupart des intentions sonores qui figuraient sur ma wishlist. Je parle de mes goûts, de notre façon d'enregistrer, de notre manière d'expérimenter, d'utiliser le mellotron ou je ne sais quel autre instrument... Toutes ces choses que je fétichisais depuis pas mal de temps, on les avait essayées. Après avoir tourné sur un album comme celui-là pendant deux ans, j'ai pensé qu'il serait plus amusant et intéressant d'aller vers quelque chose d'enlevé, d'optimiste. Même si apparemment, ce n'est pas vraiment perceptible..."
...