La "parenthèse" du confinement aura donc duré deux mois. Elle est encore loin d'être totalement refermée -a fortiori pour les acteurs culturels, pour qui les perspectives de reprise restent floues (euphémisme)... Il n'empêche: pendant près de huit semaines, le pays et une bonne partie de la planète ont basculé dans ce moment historique où tous ceux qui le pouvaient ont été "invités" à se cloîtrer -chacun chez soi, Marius Gilbert pour tous.
...

La "parenthèse" du confinement aura donc duré deux mois. Elle est encore loin d'être totalement refermée -a fortiori pour les acteurs culturels, pour qui les perspectives de reprise restent floues (euphémisme)... Il n'empêche: pendant près de huit semaines, le pays et une bonne partie de la planète ont basculé dans ce moment historique où tous ceux qui le pouvaient ont été "invités" à se cloîtrer -chacun chez soi, Marius Gilbert pour tous. Passé la sidération, les plus optimistes ont cru y voir une opportunité pour ralentir, se retrouver, préparer son propre levain, terminer le fameux puzzle de 1.000 pièces (leurs ventes ont explosé) ou se remettre au yoga devant une session Zoom. Même si, en vrai, le plus souvent, il aura surtout fallu surfer de manière schizophrénique entre les conference calls du boulot et les devoirs à domicile envoyés par les profs des gamins... Pendant ce temps-là, la planète pop n'a jamais vraiment cessé de s'agiter. Pour certains, elle a même tourné à plein régime (kikou Netflix). De nouveaux visages sont ainsi apparus -qui aurait cru que l'une des "figures" du confinement serait un patron de zoo gay polygame américain, fan de gros chatons et de country ringarde?-, d'anciens ont refait surface. Des habitudes ont été prises, bonnes et mauvaises, servant de refuge ou d'exutoire à l'anxiété générale. Cela s'est passé sur le "balcon" de 20 heures, devant la télé, ou plus encore sur les réseaux sociaux, où même Johnny Depp aura fini par venir faire un tour (176.000 abonnés, 15 minutes seulement après la publication de son premier post). Ces mêmes réseaux qui auront fait de la chorégraphie de danseurs ghanéens portant un cercueil, le mème le plus viral de la quarantaine. L'ironie de la Toile, envers et contre tout...