Vous prenez un quart de Peter Sellers, un autre de Costello, vous y rajoutez une chemise à carreaux et du sourire à profusion et vous arriverez dans les parages de Pascal Gabriel. Belge de 1956, de parents maroquiniers, exilé depuis 40 ans en Albion, il commence par bidouiller le punk à la basse "vers 1977" chez lui, à Namur. Choc classique, celui du premier album des Ramones, "qui m'a révolutionné" et concerts dans le bordel amateur excitant du punk belge, dont une prestation au First Belgium Punk Contest en mars 1978. On y était, sans se souvenir des Razors (...) bientôt implosés. "Je suis parti à Londres en septembre 1979, alors que j'étais employé chez Tandy: cela me paraissait impossible de faire de la musique à Bruxelles, encore moins à Namur. J'ai tout vendu et investi dans un petit ghetto-blaster et une basse. Et j'ai puis pris le bateau vers Douvres." Celui qui initialement ne parle pas anglais, se tape toute la catégorie des jobs bouche-trou, barman, plongeur, livreur de flippers. Avec parallèlement, une cohorte de groupes qui ne vont nulle part, et puis un job de tea-boy dans un studio à Leytonstone, le quartier de Damon Albarn. Tout e...