"Non, il faudrait que ce soit plus entre la Joconde et Barack Obama, tu vois?", dit à Philippe Katerine la photographe qui essaie de lui tirer le portrait. Le parallèle est absurde, Katherine est bien de retour.

Dès les premières notes, comme un hommage à ce que la technologie a de meilleur (ou de pire, c'est selon), le chanteur utilise des filtres pour se grimer en Joconde, en Obama, en animaux puis en bébé, avant de se déformer les traits excessivement. Mais c'est normal, dans ce clip -quoique dans les autres aussi-, Katerine est stone.

Côté paroles, les phrases sont rares mais pas moins loufoques: "Imagine un monde où les animaux nous mangeraient / Ils feraient des ragoûts de nous / Des soupes de nous", "Imagine l'homme que les femmes poursuivent dans les rues / Réclamant la bite et le cul / Mais rien de plus". Le tout entre-coupé du spirituel refrain: "J'aime être stone avec toi / J'aime être stone avec toi / J'aime être stone".

L'album sera agité

C'est ainsi que le chanteur avait qualifié son futur projet dans une récente interview à Society. La cinquantaine pas encore tout à fait assumée mais fidèle à son humour, il évoque dès Stone avec toi des thèmes plus sérieux qu'il n'y parait, comme l'écologie, la toujours-plus-présente technologie et le sexisme.

Mais le temps ne passe pas sur Katherine. Confessions, son dixième album qui sortira le 8 novembre prochain, fait se rencontrer des vieux compagnons de route du chanteur et des jeunes noms de la scène francophone. En dix-huit titres défileront: Dominique A, son beau-père Gérard Depardieu, Oxmo Puccino, Lomepal ou encore Angèle. Un savant mix entre la Joconde et Obama...