Plusieurs groupes de #Soundofsilence se sont réunis à 12h15 sur de grandes croix oranges apposées au sol à Bruxelles et à Liège, ainsi que dans les villes flamandes de Gand, Bruges, Hasselt, Anvers, Louvain et Malines.

L'objectif de l'action était d'envoyer un "signal silencieux et assourdissant" au gouvernement afin de dénoncer les restrictions imposées dans le cadre de la lutte contre le virus, restrictions qui, selon le groupe d'action, privent la population de cohésion et de liens sociaux.

Équipés de panneaux affichant les évènements dont ils ont été privés en raison des restrictions imposées par les autorités (fêtes de mariage ou de naissance, rassemblements de supporters sportifs, concerts, rendez-vous culturels, ...), les manifestants, séparés par 1,5 mètre de distance, ont diffusé la chanson Sound of silence (Simon & Garfunkel) avant de la couper pour observer deux minutes de silence.

"Nous vivons depuis des mois sans perspective claire et toute étincelle d'initiative positive est ignorée", affirme le groupe dans un communiqué. "Nous pouvons être en deuil avec 50 personnes, mais nous ne pouvons pas faire la fête. Pourtant, ce sont ces rassemblements, tristes ou heureux, qui nous donnent à tous un but et un sens à notre vie. Ils amènent du calme dans le chaos."

#Soundofsilence dénonce la disparition du "tissu social", l'effritement du "sens civique", et le manque de perspectives qui s'accompagne de "souffrances psychologiques" et d'une intensification des "émeutes dans les lieux publics". Le groupe réclame la possibilité d'avoir "à nouveau des liens sociaux" ainsi qu'un droit de se rassembler "de manière sûre et contrôlée".

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Alerte rouge

Dans le même ordre d'idée, ce vendredi 28 août dès 21h, des lieux culturels à travers le pays se draperont de rouge sous la bannière #redalertbelgium, pour montrer "qu'il est minuit moins cinq pour la culture en Belgique et en Europe".

"Après quatre mois de mesures anti-corona, le secteur culturel est aux abois, déplore le Centre culturel de Pont-à-Celles dans un communiqué. Des milliers d'artistes, de créateurs, de techniciens et d'autres indépendants en free lance ont perdu leur travail. Les opérateurs font leur possible pour les soutenir, tout en essayant de poursuivre une certaine activité pour continuer à injecter une dose de culture dans la société. Mais certains seront bientôt arrivés au point où il s'agira d'éviter leur propre naufrage."

"Pas de société sans culture, continue-t-il. L'action Red Alert Belgium se veut un appel à tous mais notamment à nos décideurs politiques. Un appel pour une plus grande reconnaissance de ce rôle fondamental et pour une réelle prise en considération des réalités de notre secteur. Nous ne voulons pas de traitement préférentiel, mais nous ne voulons pas un traitement discriminant au regard d'autres secteurs."

Une cinquantaine de lieux culturels - en Flandre et en Belgique francophone - ont déjà confirmé leur participation, dont le Théâtre national, le Théâtre des Martyrs, le PBA de Charleroi, le Manège à Mons, le CcPAC (Pont-à-Celles).

Plusieurs groupes de #Soundofsilence se sont réunis à 12h15 sur de grandes croix oranges apposées au sol à Bruxelles et à Liège, ainsi que dans les villes flamandes de Gand, Bruges, Hasselt, Anvers, Louvain et Malines. L'objectif de l'action était d'envoyer un "signal silencieux et assourdissant" au gouvernement afin de dénoncer les restrictions imposées dans le cadre de la lutte contre le virus, restrictions qui, selon le groupe d'action, privent la population de cohésion et de liens sociaux. Équipés de panneaux affichant les évènements dont ils ont été privés en raison des restrictions imposées par les autorités (fêtes de mariage ou de naissance, rassemblements de supporters sportifs, concerts, rendez-vous culturels, ...), les manifestants, séparés par 1,5 mètre de distance, ont diffusé la chanson Sound of silence (Simon & Garfunkel) avant de la couper pour observer deux minutes de silence. "Nous vivons depuis des mois sans perspective claire et toute étincelle d'initiative positive est ignorée", affirme le groupe dans un communiqué. "Nous pouvons être en deuil avec 50 personnes, mais nous ne pouvons pas faire la fête. Pourtant, ce sont ces rassemblements, tristes ou heureux, qui nous donnent à tous un but et un sens à notre vie. Ils amènent du calme dans le chaos." #Soundofsilence dénonce la disparition du "tissu social", l'effritement du "sens civique", et le manque de perspectives qui s'accompagne de "souffrances psychologiques" et d'une intensification des "émeutes dans les lieux publics". Le groupe réclame la possibilité d'avoir "à nouveau des liens sociaux" ainsi qu'un droit de se rassembler "de manière sûre et contrôlée".Dans le même ordre d'idée, ce vendredi 28 août dès 21h, des lieux culturels à travers le pays se draperont de rouge sous la bannière #redalertbelgium, pour montrer "qu'il est minuit moins cinq pour la culture en Belgique et en Europe". "Après quatre mois de mesures anti-corona, le secteur culturel est aux abois, déplore le Centre culturel de Pont-à-Celles dans un communiqué. Des milliers d'artistes, de créateurs, de techniciens et d'autres indépendants en free lance ont perdu leur travail. Les opérateurs font leur possible pour les soutenir, tout en essayant de poursuivre une certaine activité pour continuer à injecter une dose de culture dans la société. Mais certains seront bientôt arrivés au point où il s'agira d'éviter leur propre naufrage.""Pas de société sans culture, continue-t-il. L'action Red Alert Belgium se veut un appel à tous mais notamment à nos décideurs politiques. Un appel pour une plus grande reconnaissance de ce rôle fondamental et pour une réelle prise en considération des réalités de notre secteur. Nous ne voulons pas de traitement préférentiel, mais nous ne voulons pas un traitement discriminant au regard d'autres secteurs."Une cinquantaine de lieux culturels - en Flandre et en Belgique francophone - ont déjà confirmé leur participation, dont le Théâtre national, le Théâtre des Martyrs, le PBA de Charleroi, le Manège à Mons, le CcPAC (Pont-à-Celles).