Kurt Vile: Pretty pimpin

A en juger par sa tête de lendemain de veille, il a dû avoir chaud Kurt Vile sous son abondante tignasse de métalleux bouclé. Le singer songwriter de Philadelphie a transformé The Barn en un petit coin cramé d'Amérique. Pendant une heure, moulé dans un t-shirt des Highwaymen (supergroupe de country qui réunissait Johnny Cash, Willie Nelson, Waylon Jennings et Kris Kristofferson), l'ancien War on Drugs a jonglé avec la guitare électrique, acoustique et le banjo. Accompagné comme à l'habitude de ses Violators. L'occasion de défendre son dernier album Bottle It In sorti l'an dernier (Loading Zones, Yeah Bones, Bassackwards...) sans oublier les classiques (Wakin on a Pretty Day, Pretty Pimpin). In the streets of Philadelphia...

Weezer: island in the sun

En 2001, dans la fleur de l'âge, au pic de leur forme, ils avaient transformé le chapiteau en trampoline géant. Ambiance d'anthologie comme le Marquee pouvait jadis nous en réserver (souvenirs émus de Scissor Sisters et de Franz Ferdinand). Vendredi en fin d'après-midi sur la Main Stage, Weezer a fait le taf. Le plein air se prêtait moins à une grande suée collective mais Rivers Cuomo avec son look de vacancier américain sur la cote a bien géré l'affaire. Buddy Holly, My Name is Jonas, Undone... Weezer est un vrai juke-box et dans la machine, il n'a pas glissé que ses tubes. Il a aussi fait péter ceux d'a-ha (Take On Me), de Toto (Africa) et des Turtles (Happy Together avec un clin d'oeil au Longview de Green Day)... Pop up!

Tool Metal Jacket

Cela fait treize ans que les fans l'attendent. Si tout va bien (la date est toujours sujette à modification), Tool sortira enfin son cinquième album le 30 août. Pour l'instant, l'entoure encore un épais voile de mystère. Pas d'interview, une session de préécoute du disque à Amsterdam (à laquelle on n'a pas assisté) avec signature de convention obligatoire et remise de son téléphone portable à la Tool Security (faudrait pas faire fuir l'affaire)... On ne rigole pas avec l'un des disques les plus attendus de l'année. Tool a toujours fait les choses à sa manière. Pas question par exemple de montrer sa gueule sur les écrans géants. Des images alibi défilent. Et forcément sur une plaine aussi vaste que celle de Werchter, les trois quart du public ont à peine aperçu Maynard James Keenan (pourtant affublé de la plus belle crête du festival) et ses amis. Deux nouveaux morceaux, Descending et Invicible, viennent se glisser dans la set list forcément puissante du soir. Pour leur quatrième prestation sur la scène louvaniste, Tool a une nouvelle fois mis tout le monde d'accord avec son métal expérimental et tribal. Curieux de voir les Américains en salle...