Polyphonic, une chaine débusquée par Openculture, s'est penchée sur un classique de la musique pop innovante. Aux prémices de la composition de Remain In Light (1980), les Talking Heads se concertent pour aborder la composition de façon démocratique, sans donner le monopole créatif à leur chanteur David Byrne. Celui-ci était alors en train de cuisiner en studio avec Brian Eno, comme l'explique Nova. À l'époque, les deux génies musiciens concoctaient Life In a Bush Of Ghosts un album de titres splendides d'expérimentation, bourrés de "samples". Ils souhaitaient faire les arrangements à leur arrivée en studio et improviser, une démarche opposée à celle qu'ils faisaient jusqu'en 1979.

Des musiciens "samplers"

Once In A Lifetime est parti d'une jam entamée sur I Zimbra (Fear of Music, 1979), une base inspirée de l'afrobeat de Fela Kuti, un musicien nigérian que Eno leur avait fait écouter et qui restera une influence permanente pour la suite. La bassiste Tina Weymouth apporta une ligne de basse efficace que le groupe s'appropria. Il y a de cela presque 20 ans, NPR rapportait que cette rythmique a été valorisée sur base d'une caractéristique du rap, alors que le hip-hop était en pleine émergence. "Le processus du choix et de la répétition en est un élément essentiel", disait David Byrne.

La participation de Brian Eno aux arrangements n'est pas passée inaperçue. En comptant le rythme du morceau différemment, il lui a donné une nouvelle impulsion. Les choeurs qu'il a ajoutés ont stimulé l'imagination des Talking Heads qui ont cru entendre un prédicateur s'adressant à ses fidèles. Intrigué, David Byrne a alors imité la manière dont ces leaders religieux s'expriment y ajoutant une sonorité chantante. Polyphonic commente cette démarche en disant "qu'à terme, la chanson créé un état semblable à une transe, capturant la monotonie maniaque de l'existence de la classe moyenne." Byrne interprétant cela dans une chorégraphie d'individu robotique, le visage prostré et suintant de sueur.

Pourquoi étrange, donc? Les Talking Heads sont des caméléons, bigarrés d'influences tous azimuts. Brian Eno en vantait l'optimisme désinvolte, à une époque où tout semblait avoir déjà été créé.

Sandra Farrands

Polyphonic, une chaine débusquée par Openculture, s'est penchée sur un classique de la musique pop innovante. Aux prémices de la composition de Remain In Light (1980), les Talking Heads se concertent pour aborder la composition de façon démocratique, sans donner le monopole créatif à leur chanteur David Byrne. Celui-ci était alors en train de cuisiner en studio avec Brian Eno, comme l'explique Nova. À l'époque, les deux génies musiciens concoctaient Life In a Bush Of Ghosts un album de titres splendides d'expérimentation, bourrés de "samples". Ils souhaitaient faire les arrangements à leur arrivée en studio et improviser, une démarche opposée à celle qu'ils faisaient jusqu'en 1979.Once In A Lifetime est parti d'une jam entamée sur I Zimbra (Fear of Music, 1979), une base inspirée de l'afrobeat de Fela Kuti, un musicien nigérian que Eno leur avait fait écouter et qui restera une influence permanente pour la suite. La bassiste Tina Weymouth apporta une ligne de basse efficace que le groupe s'appropria. Il y a de cela presque 20 ans, NPR rapportait que cette rythmique a été valorisée sur base d'une caractéristique du rap, alors que le hip-hop était en pleine émergence. "Le processus du choix et de la répétition en est un élément essentiel", disait David Byrne. La participation de Brian Eno aux arrangements n'est pas passée inaperçue. En comptant le rythme du morceau différemment, il lui a donné une nouvelle impulsion. Les choeurs qu'il a ajoutés ont stimulé l'imagination des Talking Heads qui ont cru entendre un prédicateur s'adressant à ses fidèles. Intrigué, David Byrne a alors imité la manière dont ces leaders religieux s'expriment y ajoutant une sonorité chantante. Polyphonic commente cette démarche en disant "qu'à terme, la chanson créé un état semblable à une transe, capturant la monotonie maniaque de l'existence de la classe moyenne." Byrne interprétant cela dans une chorégraphie d'individu robotique, le visage prostré et suintant de sueur. Pourquoi étrange, donc? Les Talking Heads sont des caméléons, bigarrés d'influences tous azimuts. Brian Eno en vantait l'optimisme désinvolte, à une époque où tout semblait avoir déjà été créé. Sandra Farrands