Sans pour autant réussir à retrouver une quelconque inspiration. En 2011, par exemple, Destroyed s'agitait en vain. Aujourd'hui, Innocents est un nouvel essai pour relancer la machine. La première réaction est franchement agacée: claviers atmosphériques, mélodies mélancoliques... Moby semble plus que jamais coincé dans son univers -Long Time et son sample blues, au bord de l'autoparodie. Innocents est cependant sauvé in extremis par ses (nombreux) invités, de Damien Jurado à Wayne Coyne en passant par Mark Lanegan, ou encore la voix rauque de Cold Specks, meilleur atout d'un disque au spleen insistant.

  • MOBY, INNOCENTS, DISTRIBUÉ PAR PIAS.