Noyé sous la production musicale surabondante d'aujourd'hui (Musicbusiness Worldwide parlait en avril dernier de 40.000 nouveaux morceaux ajoutés chaque jour sur Spotify (!!)), on a tendance à vivre dans une sorte de "FOMO" permanent, cette peur de passer à côté du nouveau truc qui défonce. Et puis parfois, quelques lignes, quelques notes suffisent pour nous convaincre qu'on est tombé sur quelque chose qui en vaut vraiment le détour.

C'est le cas de Mangrove, qu'on nous présente comme un l'union de têtes bien connues et de jeunes pousses prometteuses. Soit Gaëtan Streel, le batteur Antoine Michel (Ghinzu), Michov Gillet (Superlux), Alexandre Falcone et Waraba, rappeur mauritanien "découvert un peu par hasard", assez bluffant avec son flow en wolof, tous réunis autour des compositions du claviériste Mathieu Labaye.

Le groupe, né en 2015 sous la forme d'un quartet instrumental, est donc passé à six membres et propose aujourd'hui un mélange de rock et d'afrobeat, du genre qui groove à mort mais qui évolue en même temps en terrain psyché voire tribal. La faute à une bonne grosse basse rebondissante et aux sonorités vintage du côté des claviers (ce son de clavinet à la Stevie Wonder, irrésistible).

Vu le bois qu'ils envoient en live (on en veut pour preuve la vidéo ci-dessus, enregistrée en public au Koko Studio, près de Liège), on peut assurer sans trop s'avancer que la "release party" de ce samedi 7 mars au Reflektor sera une grosse fête...