Pour commencer, l'édition de cette année a été un sacre féminin. La part belle a été faite à Billie Eilish, Beyoncé, Taylor Swift et Megan Thee Stallion qui ont à quatre raflé la plupart des plus hautes distinctions (meilleur clip pour Queen B, meilleur album pour Taylor Swift, révélation de l'année pour la rappeuse Megan Thee Stallion, meilleur enregistrement pour Billie Eilish). C'était d'ailleurs une année où les records ont fusé dans tous les sens. Ainsi, Beyoncé a battu le record de récompenses pour une artiste féminine dans cette compétition (en totalisant 28 petits gramophones sur la cheminée de son salon). Elle se retrouve désormais sur le podium au classement du plus grand nombre de Grammy awards: 2e position ex aequo avec Quincy Jones juste derrière le chef d'orchestre britannique Georg Solti qui en a 31 à son actif.

Record pour Taylor Swift aussi, qui s'est payé le luxe de titiller les légendes en rejoignant Stevie Wonder, Frank Sinatra et Paul Simon dans le club très fermé des artistes possédant 3 Grammys du meilleur album (elle est la première femme à réaliser cette performance).

Dans les coulisses de la compétition, ça gronde pas mal. L'édition est en effet marquée par plusieurs absences notoires dont celle du Canadien The Weeknd, alors que l'auteur du très réussi et très vendu Blinding Lights aurait dû être, selon Elton John, Drake et de nombreux autres artistes et spécialistes, le grand vainqueur de cette année. Mécontent de la situation, il a publié un tweet réclamant plus de transparence pour lui et ses fans et accusant l'académie de corruption.

Le racisme était au coeur des thématiques de la compétition. L'année 2020 a vu s'élever le mouvement Black lives matter. I Can't Breathe de H.E.R., labelisée "chanson de l'année", porte un regard critique sur les discriminations raciales et les violences policières. Elle fait directement allusion au scandale George Floyd. En dehors de la cérémonie en elle-même, Nicky Minaj, absente elle aussi de la compétition, a accusé les Grammys de racisme: "N'oubliez pas que les Grammys ne m'ont jamais donné la récompense du meilleur artiste quand sept de mes chansons étaient en tête des charts et que je réalisais la meilleure performance pour une rappeuse sur les dix dernières années, et que j'ai inspiré toute une génération. Ils l'ont donnée à un homme blanc, Bon Iver."

Kanye West était lui aussi encensé hier soir... Dans une catégorie assez inédite dans la carrière dans l'ancien candidat aux élections américaines: "meilleur album chrétien contemporain" pour son album Jesus is king.

Charles Christiaens

Pour commencer, l'édition de cette année a été un sacre féminin. La part belle a été faite à Billie Eilish, Beyoncé, Taylor Swift et Megan Thee Stallion qui ont à quatre raflé la plupart des plus hautes distinctions (meilleur clip pour Queen B, meilleur album pour Taylor Swift, révélation de l'année pour la rappeuse Megan Thee Stallion, meilleur enregistrement pour Billie Eilish). C'était d'ailleurs une année où les records ont fusé dans tous les sens. Ainsi, Beyoncé a battu le record de récompenses pour une artiste féminine dans cette compétition (en totalisant 28 petits gramophones sur la cheminée de son salon). Elle se retrouve désormais sur le podium au classement du plus grand nombre de Grammy awards: 2e position ex aequo avec Quincy Jones juste derrière le chef d'orchestre britannique Georg Solti qui en a 31 à son actif. Record pour Taylor Swift aussi, qui s'est payé le luxe de titiller les légendes en rejoignant Stevie Wonder, Frank Sinatra et Paul Simon dans le club très fermé des artistes possédant 3 Grammys du meilleur album (elle est la première femme à réaliser cette performance). Dans les coulisses de la compétition, ça gronde pas mal. L'édition est en effet marquée par plusieurs absences notoires dont celle du Canadien The Weeknd, alors que l'auteur du très réussi et très vendu Blinding Lights aurait dû être, selon Elton John, Drake et de nombreux autres artistes et spécialistes, le grand vainqueur de cette année. Mécontent de la situation, il a publié un tweet réclamant plus de transparence pour lui et ses fans et accusant l'académie de corruption.Le racisme était au coeur des thématiques de la compétition. L'année 2020 a vu s'élever le mouvement Black lives matter. I Can't Breathe de H.E.R., labelisée "chanson de l'année", porte un regard critique sur les discriminations raciales et les violences policières. Elle fait directement allusion au scandale George Floyd. En dehors de la cérémonie en elle-même, Nicky Minaj, absente elle aussi de la compétition, a accusé les Grammys de racisme: "N'oubliez pas que les Grammys ne m'ont jamais donné la récompense du meilleur artiste quand sept de mes chansons étaient en tête des charts et que je réalisais la meilleure performance pour une rappeuse sur les dix dernières années, et que j'ai inspiré toute une génération. Ils l'ont donnée à un homme blanc, Bon Iver."Kanye West était lui aussi encensé hier soir... Dans une catégorie assez inédite dans la carrière dans l'ancien candidat aux élections américaines: "meilleur album chrétien contemporain" pour son album Jesus is king.Charles Christiaens