Elle est l'un des phénomènes pop les plus étranges de ces dernières années. Une énigme toujours compliquée à percer, qui a su construire une attitude sexy à rebours des canons pop de l'époque, empreinte d'un charme vénéneux. Pour autant, si Lana Del Rey a pu fasciner, a-t-elle jamais vraiment réussi à convaincre? A force de minauder et de jouer l'héroïne gothique ou l'égérie sixties déchue, l'Américaine a pu vite devenir agaçante. Après un classique instantané sorti de nulle part (Video Games), elle avait balancé un premier album mal fagoté, mais qui avait ses fulgurances.

Par la suite, l'Américaine avait sorti Ultraviolence, mais qui posait toujours plus précisément la question de sa crédibilité: où s'arrêtait la chanteuse? Où commençait la pose? D'autant plus qu'au même moment, elle se prenait les pieds dans le tapis de son propre cool morbide, expliquant au Guardian qu'elle "souhaitait déjà être morte"... Du personnage à la caricature, il n'y avait plus qu'un pas...

Un an plus tard, la voilà pourtant déjà de retour avec Honeymoon. A la première écoute, rien de bien neuf sous le soleil (noir) de la drama queen. Sauf que l'intéressée semble enfin avoir trouvé le bon équilibre, assumant son cool décadent, se concentrant aussi sur ce qu'elle fait de mieux, sans avoir besoin de s'égarer dans des plans hip hop ou des postures cinématographiques trop appuyées. Musicalement, les morceaux se traînent souvent paresseusement (High by the Beach, Music to Watch Boys To... ). Mais la cohérence avec laquelle ils sont délivrés finit par hypnotiser. Même sa reprise casse-gueule de Don't Let Me Be Misunderstood trouve le ton juste. Enfin...

DISTRIBUÉ PAR UNIVERSAL.

Elle est l'un des phénomènes pop les plus étranges de ces dernières années. Une énigme toujours compliquée à percer, qui a su construire une attitude sexy à rebours des canons pop de l'époque, empreinte d'un charme vénéneux. Pour autant, si Lana Del Rey a pu fasciner, a-t-elle jamais vraiment réussi à convaincre? A force de minauder et de jouer l'héroïne gothique ou l'égérie sixties déchue, l'Américaine a pu vite devenir agaçante. Après un classique instantané sorti de nulle part (Video Games), elle avait balancé un premier album mal fagoté, mais qui avait ses fulgurances. Par la suite, l'Américaine avait sorti Ultraviolence, mais qui posait toujours plus précisément la question de sa crédibilité: où s'arrêtait la chanteuse? Où commençait la pose? D'autant plus qu'au même moment, elle se prenait les pieds dans le tapis de son propre cool morbide, expliquant au Guardian qu'elle "souhaitait déjà être morte"... Du personnage à la caricature, il n'y avait plus qu'un pas... Un an plus tard, la voilà pourtant déjà de retour avec Honeymoon. A la première écoute, rien de bien neuf sous le soleil (noir) de la drama queen. Sauf que l'intéressée semble enfin avoir trouvé le bon équilibre, assumant son cool décadent, se concentrant aussi sur ce qu'elle fait de mieux, sans avoir besoin de s'égarer dans des plans hip hop ou des postures cinématographiques trop appuyées. Musicalement, les morceaux se traînent souvent paresseusement (High by the Beach, Music to Watch Boys To... ). Mais la cohérence avec laquelle ils sont délivrés finit par hypnotiser. Même sa reprise casse-gueule de Don't Let Me Be Misunderstood trouve le ton juste. Enfin...