En une dizaine de minutes, le documentaire réalisé par Gil Mortio brasse large sur un montage nerveux, donnant la parole aux gens derrière la Jazz Station, l'Atelier Rock, Eristic Fuel, Austral Boreal, Francofaune, Glaïeuls Paradise ou encore l'AeM Project, dont le constat oscille entre pessimisme et espoir pour l'avenir. Extraits choisis:

"Je pense que la pandémie est surtout révélatrice de l'idée que les politiques ont de la culture. Pour eux, la culture, c'est Tomorrowland, c'est Werchter, il faut répondre à ces gens-là pour pouvoir leur donner, pour mi-mars, une idée d'ouverture ou pas. Mais pour tous les autres lieux qui fonctionnent toute l'année, avec des petits moyens, ils n'ont pas d'idées." Pierre Laurens (Aem Project)

"Ça a mis en lumière la complexité pour les artistes belges à vivre de leur art en Belgique." Céline Magain (Francofaune)

"Que ce soit aux artistes ou aux acteurs du secteur culturel, toute notre vie, on va nous demander de nous diversifier, de nous renouveler. C'est plutôt une crainte que j'ai: de voir moins de prise de risque de la part des programmateurs et programmatrices." Kostia Pace (Jazz Station)

"Le livestream, comme ça, gratuit, ça donne une impression que la culture est gratuite. Et à partir du moment où on va pouvoir revenir dans les clubs et dans les salles, les gens vont se dire: OK, mais j'ai pu voir plein de concerts gratuits pendant les confinements, et maintenant, on me demande de payer pour y aller." Patrice Saint-Remy (Atelier Rock)