Cela faisait un moment que l'on prédisait sa disparition. Un nouvel avis de décès était encore publié la semaine dernière dans le quotidien The Guardian: après des années de bons et loyaux services marketing, le terme "world music" serait bel et bien condamné à disparaître. Il était temps. Inventée dans les années 80 afin d'"accompagner" l'intérêt croissant pour une série d'artistes africains, l'étiquette fut certes bien pratique, mais n'a jamais voulu dire grand-chose. Raccord à une vision très européo-centrée, les musiques du monde étaient d'abord les musiques de "l'autre" monde. Une manière comme une autre de les "ghettoïser", les maintenir à distance. Le temps (et surtout Internet) a battu cette vision en brèche.
...