John Grant est un homme particulièrement singulier. Géant barbu aux allures de doux Viking, le quinquagénaire du Michigan fondateur des Czars parle cinq langues dont le russe et l'islandais mais ne manie pas celle de bois derrière laquelle tant d'artistes aiment se cacher. Grant a grandi dans un foyer méthodiste orthodoxe, revendique son homosexualité et a dévoilé sur scène sa séropositivité... Dans le petit salon d'un hôtel cosy au minuscule ascenseur, l'Américain de Reykjavik est venu parler de Love Is Magic, son album à ce jour le plus électronique. "Je voulais travailler à mon aise sur le son. Le laisser calmement se développer, m'immerger. Avec les synthétiseurs, tu as tellement de possibilités... Le moindre petit ajustement peut provoquer de grands changements. J'ai donc voulu prendre mon temps."
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