La radio, voilà bien un domaine dans lequel la Belgique a jadis été à la pointe, puisque les premières émissions régulières en Europe sont diffusées depuis Laeken en 1914. La suite, on la connaît: les états finissent par réglementer l'éther pour ne pas la saturer et éviter les interférences, les stations nationales se donnent des missions éducatives et politiques et les radios commerciales font dès les années 1920 du business en faisant danser, trembler (Orson Welles) et rire les gens. Tout en ratant quelques révolutions musicales dans la foulée, ce qui finit par aboutir aux radios pirates, puis libres. Qui elles mêmes finissent par s'encroûter et subir la rivalité du web (Deezer, Spotify, les podcasts internationaux, les web-radios, les mix...).

En soi, c'est déjà passionnant, mais les enjeux du monde et de l'histoire radiophoniques ne se sont bien entendu jamais limités au plaisir d'écoute. Quand on parle de radio, on parle politique. Ethique. Piraterie. Economie. Redevances. Plans de fréquence. Publicité. Rivalités. Service public. Folie aussi, parfois. Le tout dans une heure seulement d'entretien, forcément bien bourrée. Mais comme le disait Antoine De Caunes en pariodiant une star radiophonique des années 90: "ce n'est pas sale". (sc)

La radio, voilà bien un domaine dans lequel la Belgique a jadis été à la pointe, puisque les premières émissions régulières en Europe sont diffusées depuis Laeken en 1914. La suite, on la connaît: les états finissent par réglementer l'éther pour ne pas la saturer et éviter les interférences, les stations nationales se donnent des missions éducatives et politiques et les radios commerciales font dès les années 1920 du business en faisant danser, trembler (Orson Welles) et rire les gens. Tout en ratant quelques révolutions musicales dans la foulée, ce qui finit par aboutir aux radios pirates, puis libres. Qui elles mêmes finissent par s'encroûter et subir la rivalité du web (Deezer, Spotify, les podcasts internationaux, les web-radios, les mix...).En soi, c'est déjà passionnant, mais les enjeux du monde et de l'histoire radiophoniques ne se sont bien entendu jamais limités au plaisir d'écoute. Quand on parle de radio, on parle politique. Ethique. Piraterie. Economie. Redevances. Plans de fréquence. Publicité. Rivalités. Service public. Folie aussi, parfois. Le tout dans une heure seulement d'entretien, forcément bien bourrée. Mais comme le disait Antoine De Caunes en pariodiant une star radiophonique des années 90: "ce n'est pas sale". (sc)