Aucun doute: l'attraction 2016 des Francos est un septuagénaire de juillet 1944 autobaptisé "amiral", énorme vedette des années 60-70, qui n'a plus proposé un album de nouvelles chansons depuis 1990 (Kâma-Sûtra). Le dossier s'appelle Michel Polnareff et cette exclusivité belge de l'été est repartie en tournée depuis fin avril via un second come-back scénique extrêmement médiatisé, à la suite d'un très lucratif tour de piste déjà de retour en 2007. C'est le ticket le plus cher des Francos 2016 -80,50 euros- et il emporte des avis nettement partagés sur la qualité de la proposition musicale. Les polnareffiles prêchent la voix et les mélodies insensées de l'individu, d'autres raillent les arrangements datés et le bruit décidément envahissant du tiroir-caisse et de l'autoparodie. Allez savoir.

Sinon, les Francos, qui ne semblent pas trop souffrir au rayon préventes, perpétuent une science dorénavant affirmée du grand écart: de tout ce qui semble naturellement dans l'air estival (Alice on the Roof, Jain, Nicolas Testa, Puggy) à quelques intrépides transgenres façon Sharko, Lylac ou encore le passage d'Hollywood Porn Stars. Hormis la dose réglementaire de chanson française (plus ou moins) belge (Stéphanie Blanchoud, Grandgeorge, Gaëtan Streel, Nicolas Michaux), les Francos partent à la pêche aux improbables rescapés tels que Doc Gyneco ou Daddy K, s'imposant aussi comme le seul festival national où l'union tente la force entre Le Grand Jojo et Ghinzu. Un duo peut-être? La gaudriole étant le voisin imbibé de la culture, le programme annonce aussi Les Charlots, qui sont à la rillette et au bourre-pif ce que Nicolas Peyrac -également de la partie- est au rêve américain revu par Guy Lux. Les initiés comprendront.

Du 19 au 23 juillet

OÙ: À SPA.

AVEC: MICHEL POLNAREFF, GHINZU, SHARKO, NICOLAS TESTA...

PRIX: DE 23 À 80,50 EUROS LA JOURNÉE.

INFOS: WWW.FRANCOFOLIES.BE

Aucun doute: l'attraction 2016 des Francos est un septuagénaire de juillet 1944 autobaptisé "amiral", énorme vedette des années 60-70, qui n'a plus proposé un album de nouvelles chansons depuis 1990 (Kâma-Sûtra). Le dossier s'appelle Michel Polnareff et cette exclusivité belge de l'été est repartie en tournée depuis fin avril via un second come-back scénique extrêmement médiatisé, à la suite d'un très lucratif tour de piste déjà de retour en 2007. C'est le ticket le plus cher des Francos 2016 -80,50 euros- et il emporte des avis nettement partagés sur la qualité de la proposition musicale. Les polnareffiles prêchent la voix et les mélodies insensées de l'individu, d'autres raillent les arrangements datés et le bruit décidément envahissant du tiroir-caisse et de l'autoparodie. Allez savoir. Sinon, les Francos, qui ne semblent pas trop souffrir au rayon préventes, perpétuent une science dorénavant affirmée du grand écart: de tout ce qui semble naturellement dans l'air estival (Alice on the Roof, Jain, Nicolas Testa, Puggy) à quelques intrépides transgenres façon Sharko, Lylac ou encore le passage d'Hollywood Porn Stars. Hormis la dose réglementaire de chanson française (plus ou moins) belge (Stéphanie Blanchoud, Grandgeorge, Gaëtan Streel, Nicolas Michaux), les Francos partent à la pêche aux improbables rescapés tels que Doc Gyneco ou Daddy K, s'imposant aussi comme le seul festival national où l'union tente la force entre Le Grand Jojo et Ghinzu. Un duo peut-être? La gaudriole étant le voisin imbibé de la culture, le programme annonce aussi Les Charlots, qui sont à la rillette et au bourre-pif ce que Nicolas Peyrac -également de la partie- est au rêve américain revu par Guy Lux. Les initiés comprendront.