Faut-il absolument être original pour se démarquer? N'est-ce pas un peu vain de jouer du rock à guitares en 2018? Ou plutôt: pourquoi se sent-on obligé de poser la question quand on est face à un groupe qui, effectivement, ne fait "que" touiller dans les vieilles marmites punk, grunge et stoner? À l'écoute du premier album des Bruxellois de Fitz Roy, Drops, on a juste envie d'envoyer toutes ces considérations valser: fuck it, c'est bon, ça envoie du lourd et surtout, il n'y a pas une once de pose là derrière. "Le grunge, j'ai grandi avec. Mon frère a aussi parce que j'en écoutais à plein pot chez moi", explique François Chandelle, chanteur-guitariste du groupe qu'on rencontre, un sandwich à la main, face à une mare qui donne presque à cette interview des airs de psychothérapie.
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