"C'est du vomi, ma gueule. J'suis une brebis qui bêle. Mon teint violet quand j'meurs. On m'offre enfin des fleurs." Originaire des bords de la Garonne, Odezenne coulait un rap à l'abris du soleil, ce samedi à Dour. Une affiche dantesque où la programmation de la scène du Labo (Soft Moon, Protomartyr, Destruction Unit, JC Satan...) se suffisait à elle seule. Et la meilleure météo depuis dix ans, ni trop brûlante, ni trop humide. Malgré une atmosphère irradiante sur la Plaine de la Machine à Feu, la formation hip hop qui gravite autour d'Alix, Jacques et Matia pose son spleen. Etrange date où les conversations des gens tournent plus autour de blagues Pokémons que de crainte face à la boucherie niçoise. Les paroles sont crues mais passent étonnement bien auprès du public. Une douceur musicale enveloppe ainsi leurs titres sordides. Des récits sexuels, bien entendu.

"J'ai l'impression que vous avez besoin d'une belle chanson d'amour", lance un de membres du trio vers des spectateurs acquis à leur cause. "On en a bien besoin en ce moment". Ourlés de désillusions et décadents, les deux chanteurs lâchent un Je veux te baisser repris en coeur. Ca chaloupe. Le public passe par dessus bord sur Je veux de la vodka. En l'air, un détail coïtal improbable. L'assemblée agite une dizaine de poupées gonflables masculines et féminines. Un groupe de fans a collecté 1436 euros via KissKissBankBank pour acheter des Love Dolls. Dédiant ses bénéfices au Père Noël est un rockeur, l'initiative bouche parfois la vue. Etrange ballet de chair en plastique sur des paroles poétiques subversives. Sensuelles.

Accompagné d'une batterie, d'une guitare et d'un clavier - qui glisse parfois vers une guitare synthé -, le combo qui s'est hissé en couverture des Inrocks tire le plaid de son côté. Couronné de deux millions de vues sur Youtube, Tu Pu Du Cu soulève la salle qui saute comme un seul homme. Bûche enchaîne de plus belle sur des BPM haut perchés. La setlist très bien construite s'éteint sur un plus grave et lent Dieu était grand. La messe est dite.

"C'est du vomi, ma gueule. J'suis une brebis qui bêle. Mon teint violet quand j'meurs. On m'offre enfin des fleurs." Originaire des bords de la Garonne, Odezenne coulait un rap à l'abris du soleil, ce samedi à Dour. Une affiche dantesque où la programmation de la scène du Labo (Soft Moon, Protomartyr, Destruction Unit, JC Satan...) se suffisait à elle seule. Et la meilleure météo depuis dix ans, ni trop brûlante, ni trop humide. Malgré une atmosphère irradiante sur la Plaine de la Machine à Feu, la formation hip hop qui gravite autour d'Alix, Jacques et Matia pose son spleen. Etrange date où les conversations des gens tournent plus autour de blagues Pokémons que de crainte face à la boucherie niçoise. Les paroles sont crues mais passent étonnement bien auprès du public. Une douceur musicale enveloppe ainsi leurs titres sordides. Des récits sexuels, bien entendu. "J'ai l'impression que vous avez besoin d'une belle chanson d'amour", lance un de membres du trio vers des spectateurs acquis à leur cause. "On en a bien besoin en ce moment". Ourlés de désillusions et décadents, les deux chanteurs lâchent un Je veux te baisser repris en coeur. Ca chaloupe. Le public passe par dessus bord sur Je veux de la vodka. En l'air, un détail coïtal improbable. L'assemblée agite une dizaine de poupées gonflables masculines et féminines. Un groupe de fans a collecté 1436 euros via KissKissBankBank pour acheter des Love Dolls. Dédiant ses bénéfices au Père Noël est un rockeur, l'initiative bouche parfois la vue. Etrange ballet de chair en plastique sur des paroles poétiques subversives. Sensuelles. Accompagné d'une batterie, d'une guitare et d'un clavier - qui glisse parfois vers une guitare synthé -, le combo qui s'est hissé en couverture des Inrocks tire le plaid de son côté. Couronné de deux millions de vues sur Youtube, Tu Pu Du Cu soulève la salle qui saute comme un seul homme. Bûche enchaîne de plus belle sur des BPM haut perchés. La setlist très bien construite s'éteint sur un plus grave et lent Dieu était grand. La messe est dite.