"L'efficacité de la vaccination sera proportionnelle au nombre de doses que l'on peut réaliser le plus vite possible, mais elle ne se montrera que sur la mortalité et les formes graves. Tant que l'on ne vaccine pas la population dans son ensemble, le virus ne va pas moins circuler. Il faudra attendre plusieurs mois pour voir l'effet sur la population, sans compter les so...

"L'efficacité de la vaccination sera proportionnelle au nombre de doses que l'on peut réaliser le plus vite possible, mais elle ne se montrera que sur la mortalité et les formes graves. Tant que l'on ne vaccine pas la population dans son ensemble, le virus ne va pas moins circuler. Il faudra attendre plusieurs mois pour voir l'effet sur la population, sans compter les souches mutantes, comme l'anglaise, qui pourraient changer le profil de l'épidémie. La vaccination reste une excellente arme mais il faudrait que 50 à 60% de la population soit vaccinée. Ce qui va se passer au niveau épidémiologique peut malheureusement être plus fort, et ne va pas favoriser l'événementiel et les festivals." Mais quid de la récente expérience espagnole d'un concert devant quelques centaines de personnes masquées, avec test Covid avant et après: personne ne semblait avoir été contaminé! "Tout événement avec des protocoles sanitaires stricts met peu en danger les participants, estime l'épidémiologiste. Mais il faut être réaliste: malgré le positif de l'expérience espagnole, il est probable que les responsables politiques vont y aller graduellement. Tout événement à foule, rassemblant plus de 100 personnes, sera parmi le dernier à reprendre. La foule est un élément de transmission du virus. En fait, les choses sont imaginables si l'épidémie est dans une phase de stabilisation, comme en juin ou juillet dernier. Si on est à l'extérieur, avec un masque, en laissant de l'espace entre chacun, alors oui. Mais si on n'arrive pas à des seuils très bas avant, je ne crois pas aux festivals cet été. Aux politiques de décider d'une reprise des activités culturelles ou économiques, avec un éventuel risque d'augmentation sanitaire. Mais ce n'est pas à cette ligne de conduite-là qu'ils nous ont habitués."