Les revenus de la musique enregistrée ont totalisé 21,6 milliards de dollars, soit "une sixième année consécutive de croissance", note le rapport annuel de la Fédération internationale de l'industrie phonographique (IFPI) diffusé mardi.

2020 a été également une année très positive pour le secteur du vinyle, qui a vu son chiffre d'affaires augmenter de 23,5% contre +6,1% en 2019, tandis que les revenus des CD poursuivent leur baisse (-11,9%). Mais c'est le streaming (par et sans abonnement), en hausse de 19,9% en 2020, qui a relancé la croissance depuis une décennie. Les revenus de l'industrie se rapprochent désormais de ceux connus au début du siècle, avant les ravages d'internet sur la musique enregistrée.

Revenus globaux de la musique enregistrée de 2001 à 2020, en milliards de dollars., IFPI
Revenus globaux de la musique enregistrée de 2001 à 2020, en milliards de dollars. © IFPI

Les plateformes de streaming, notamment Spotify, Apple et Deezer, représentent désormais 62,1% des revenus mondiaux de la musique, avec quelque 443 millions d'abonnements payants, selon le rapport de l'IFPI.

Le phénomène sud-coréen BTS se dresse en haut de la liste des best-sellers, talonné par Taylor Swift, Drake, The Weeknd et Billie Eilish.

Dans le top 10 mondial des singles numériques, deux chansons ont dépassé les deux milliards de streams: Blinding Lights de The Weeknd (2,72 mds) et Dance Money de Tones and I (2,34 mds), tandis que BTS domine le top 10 des albums tous formats avec Map of the Soul: 7.

La fédération relève également l'internationalisation du contenu, en dépit des restrictions pour cause de pandémie.

Revenus globaux de la musique enregistrée en 2020, par segments, IFPI
Revenus globaux de la musique enregistrée en 2020, par segments © IFPI

Musique africaine

"La K-Pop continue d'avancer rapidement bien sûr, mais le développement le plus excitant cette année a été l'engouement des fans à travers le monde pour la musique africaine et les artistes africains", affirme dans le rapport Simon Robson, de Warner Music.

Pour la première fois inclus dans ce rapport, les revenus de la musique enregistrée dans la région Afrique et Moyen-Orient ont augmenté de 8,4%, emmenés par des artistes comme Burna Boy du Nigeria qui a remporté ce mois un Grammy dans la catégorie meilleur album musique du monde.

"Ce qui est absolument excitant, c'est de voir des artistes de partout percer tout type de marché dans le monde. Il n'y a pas de barrières pour entrer, pas de barrières pour les consommateurs qui veulent interagir avec l'artiste", a affirmé Dennis Kooker de Sony Music, lors de la présentation du rapport.

En dépit de ces bonnes nouvelles, de plus en plus d'artistes font pression pour une meilleure rémunération du streaming, beaucoup affirmant que le système actuel profite aux plus streamés, laissant beaucoup d'artistes marginalisés.

Rejetant ces critiques, la directrice exécutive d'IFPI Frances Moore cite une étude menée par la fédération "qui a montré que les revenus des artistes étaient plus élevés que les revenus de l'industrie après coûts".

"Il y a une idée fausse selon laquelle les artistes ne sont pas bien rémunérés", a-t-elle affirmé lors de la conférence de presse. Selon elle, c'est probablement dû au niveau de concurrence dans le monde, avec sept millions d'artistes sur Spotify.

"Nous sommes confiant que notre rôle restera tel quel et que les artistes se rendront compte qu'avec un label, ils peuvent faire ce qu'ils ont envie de faire, c'est-à-dire de l'art", a ajouté de son côté Konrad von Löhneysen, du label allemand Embassy of Music.

Les revenus de la musique enregistrée ont totalisé 21,6 milliards de dollars, soit "une sixième année consécutive de croissance", note le rapport annuel de la Fédération internationale de l'industrie phonographique (IFPI) diffusé mardi.2020 a été également une année très positive pour le secteur du vinyle, qui a vu son chiffre d'affaires augmenter de 23,5% contre +6,1% en 2019, tandis que les revenus des CD poursuivent leur baisse (-11,9%). Mais c'est le streaming (par et sans abonnement), en hausse de 19,9% en 2020, qui a relancé la croissance depuis une décennie. Les revenus de l'industrie se rapprochent désormais de ceux connus au début du siècle, avant les ravages d'internet sur la musique enregistrée.Les plateformes de streaming, notamment Spotify, Apple et Deezer, représentent désormais 62,1% des revenus mondiaux de la musique, avec quelque 443 millions d'abonnements payants, selon le rapport de l'IFPI. Le phénomène sud-coréen BTS se dresse en haut de la liste des best-sellers, talonné par Taylor Swift, Drake, The Weeknd et Billie Eilish. Dans le top 10 mondial des singles numériques, deux chansons ont dépassé les deux milliards de streams: Blinding Lights de The Weeknd (2,72 mds) et Dance Money de Tones and I (2,34 mds), tandis que BTS domine le top 10 des albums tous formats avec Map of the Soul: 7. La fédération relève également l'internationalisation du contenu, en dépit des restrictions pour cause de pandémie."La K-Pop continue d'avancer rapidement bien sûr, mais le développement le plus excitant cette année a été l'engouement des fans à travers le monde pour la musique africaine et les artistes africains", affirme dans le rapport Simon Robson, de Warner Music.Pour la première fois inclus dans ce rapport, les revenus de la musique enregistrée dans la région Afrique et Moyen-Orient ont augmenté de 8,4%, emmenés par des artistes comme Burna Boy du Nigeria qui a remporté ce mois un Grammy dans la catégorie meilleur album musique du monde."Ce qui est absolument excitant, c'est de voir des artistes de partout percer tout type de marché dans le monde. Il n'y a pas de barrières pour entrer, pas de barrières pour les consommateurs qui veulent interagir avec l'artiste", a affirmé Dennis Kooker de Sony Music, lors de la présentation du rapport.En dépit de ces bonnes nouvelles, de plus en plus d'artistes font pression pour une meilleure rémunération du streaming, beaucoup affirmant que le système actuel profite aux plus streamés, laissant beaucoup d'artistes marginalisés.Rejetant ces critiques, la directrice exécutive d'IFPI Frances Moore cite une étude menée par la fédération "qui a montré que les revenus des artistes étaient plus élevés que les revenus de l'industrie après coûts"."Il y a une idée fausse selon laquelle les artistes ne sont pas bien rémunérés", a-t-elle affirmé lors de la conférence de presse. Selon elle, c'est probablement dû au niveau de concurrence dans le monde, avec sept millions d'artistes sur Spotify. "Nous sommes confiant que notre rôle restera tel quel et que les artistes se rendront compte qu'avec un label, ils peuvent faire ce qu'ils ont envie de faire, c'est-à-dire de l'art", a ajouté de son côté Konrad von Löhneysen, du label allemand Embassy of Music.