C'est le sentiment face au troisième album de la Canadienne Bulat (1984), pris de plein fouet pour son chant intime, allégorique, spectral, donnant l'illusion de n'être là que pour l'auditeur. D'une plage à l'autre, la théâtralité change, ce qui désoriente d'abord et puis ravit: après deux-trois écoutes, la production assumée par Mark Lawson et Tim Kingsbury (Arcade Fire) gomme toutes les crispations. Notamment par des moments juste intenses comme l'ouverture Tall Tall Shadow, variation gospel divinement revue par la pop.

  • BASIA BULAT, TALL TALL SHADOW, DISTRIBUÉ PAR V2 RECORDS.