Charlotte Adigéry: "Cette vulnérabilité, on ne peut pas me l'enlever"

14/02/19 à 13:36 - Mise à jour à 13:36
Du Le Vif Focus du 07/02/19

Gantoise d'origine antillaise, mélangeant dance électronique et opiniâtreté punk, elle sort un nouvel EP sur Deewee, le label des frères Dewaele. Présentation d'une musicienne sans case et sans reproche.

Impossible de la rater. Ce jour-là, Charlotte Adigéry porte une perruque blonde. Platine. Mais, pour le même prix, elle aurait pu être bleu flashy ou rouge pétant. Comme elle le chante dans High Lights, son dernier single: "Every week, a different do", à chaque semaine sa coupe de cheveux. "On m'a fait le reproche, rigole l'intéressée. Genre: "Tu changes tout le temps de coiffure, on ne te reconnaît pas, tu dois trouver ton style à toi, etc." Mais je n'y peux rien, j'adore ça!" Ce n'est pas qu'une coquetterie. Comme pour beaucoup de femmes noires, la question des cheveux dépasse le simple divertissement capillaire. "C'est un jeu, certes. Mais c'est aussi un rituel presque politique, quelque chose que la femme noire a toujours fait. C'est une manière de s'occuper de soi et de célébrer qui on est. Il ne s'agit pas non plus de "cacher" mes cheveux. Parfois, on me demande si je suis chauve. Non, pas du tout! J'ai des cheveux, et j'en suis fière. Mais ils demandent pas mal d'entretien. Et puis, surtout, j'aime changer!"
...

Vous souhaitez continuer à nous lire?

Lisez 3 articles gratuits par mois

Je m'enregistre Je suis déjà enregistré
ou

Les abonnés du Vif/l'Express bénéficient d'un accès illimité à tous les articles sur LeVif.be

Je prends un abonnement Je suis déjà abonné