"La réalité, c'est que les musiciens, danseurs, acteurs britanniques et leur staff ont été honteusement abandonnés par leur gouvernement", dénoncent les artistes. "Toute personne effectuant une tournée musicale en Europe devra désormais obtenir des permis de travail coûteux pour les nombreux pays qu'elle visitera et une montagne de paperasse pour son équipement." Le 1er janvier a en effet marqué la fin de la libre circulation entre l'Europe et le Royaume-Uni.

Selon les 110 signataires, du chanteur Ed Sheeran à la compositrice Judith Weir, les coûts supplémentaires engendrés par ces nouvelles formalités rendront "beaucoup de tournées non viables, surtout pour les jeunes musiciens émergents qui peinent déjà à garder la tête hors de l'eau en raison de l'interdiction de la musique live dans le cadre de la pandémie".

Londres et Bruxelles se renvoient la responsabilité de cette situation, le gouvernement britannique affirmant avoir fait des propositions à l'UE en vue d'arriver à "un accord ambitieux sur les déplacements temporaires des voyageurs d'affaires qui aurait couvert les musiciens", mais l'UE aurait refusé selon lui.

Le négociateur européen sur le Brexit, Michel Barnier, a lui nié s'être opposé pendant les pourparlers à la libre circulation des musiciens, assurant avoir soumis à Londres "des propositions assez ambitieuses en matière de mobilité".

Mardi, le ministère britannique de la Culture a reconnu avoir rejeté une offre de l'UE donnant la possibilité aux artistes et à leur staff de tourner sur le continent sans visa. Cette proposition était "trop ample", selon la secrétaire d'Etat chargée de la Culture Caroline Dinenage, et "ne correspondait pas à l'objectif du gouvernement de rétablir nos frontières".

Mme Dinenage a ensuite affirmé laisser la porte ouverte à de nouvelles négociations à ce sujet avec les 27, si ces derniers sont prêts à considérer "la très raisonnable proposition" britannique.

Une pétition auprès du gouvernement et du Parlement britannique pour réclamer une exemption de visas pour les professionnels de la musique et artistes a recueilli plus de 263.000 signatures.

"La réalité, c'est que les musiciens, danseurs, acteurs britanniques et leur staff ont été honteusement abandonnés par leur gouvernement", dénoncent les artistes. "Toute personne effectuant une tournée musicale en Europe devra désormais obtenir des permis de travail coûteux pour les nombreux pays qu'elle visitera et une montagne de paperasse pour son équipement." Le 1er janvier a en effet marqué la fin de la libre circulation entre l'Europe et le Royaume-Uni. Selon les 110 signataires, du chanteur Ed Sheeran à la compositrice Judith Weir, les coûts supplémentaires engendrés par ces nouvelles formalités rendront "beaucoup de tournées non viables, surtout pour les jeunes musiciens émergents qui peinent déjà à garder la tête hors de l'eau en raison de l'interdiction de la musique live dans le cadre de la pandémie". Londres et Bruxelles se renvoient la responsabilité de cette situation, le gouvernement britannique affirmant avoir fait des propositions à l'UE en vue d'arriver à "un accord ambitieux sur les déplacements temporaires des voyageurs d'affaires qui aurait couvert les musiciens", mais l'UE aurait refusé selon lui. Le négociateur européen sur le Brexit, Michel Barnier, a lui nié s'être opposé pendant les pourparlers à la libre circulation des musiciens, assurant avoir soumis à Londres "des propositions assez ambitieuses en matière de mobilité". Mardi, le ministère britannique de la Culture a reconnu avoir rejeté une offre de l'UE donnant la possibilité aux artistes et à leur staff de tourner sur le continent sans visa. Cette proposition était "trop ample", selon la secrétaire d'Etat chargée de la Culture Caroline Dinenage, et "ne correspondait pas à l'objectif du gouvernement de rétablir nos frontières". Mme Dinenage a ensuite affirmé laisser la porte ouverte à de nouvelles négociations à ce sujet avec les 27, si ces derniers sont prêts à considérer "la très raisonnable proposition" britannique. Une pétition auprès du gouvernement et du Parlement britannique pour réclamer une exemption de visas pour les professionnels de la musique et artistes a recueilli plus de 263.000 signatures.