Le préalable absolu à l'écoute de Triplicate est qu'il faudrait mieux oublier la voix. Guère une nouveauté dans la mesure où l'icône du troisième âge -76 ans le 24 mai- trimballe, depuis au moins une décennie, un larynx en souffrance. Le croassement est partout, la façon reptilienne de chanter devenant presque un label d'authenticité dylanienne. Une marque vintage pareille aux chaises Louis XV ou aux bagnoles de collection: la preuve que certains vieillissements dopent la cote du marché. Et à moins d'utiliser les services d'un hypnotiseur, l'immersion dans Triplicate met l'auditeur face à cette particularité vocale que certains considèréront comme clause d'exclusion. Pas le Rolling Stone U.S. ni The Guardian, publications jugées compétentes en matière musicale, qui couvrent l'affaire de louanges. Comme les albums Shadows In T...