Emmanuel Macron participera à cette cérémonie au cours de laquelle il prononcera un discours, dans la cour des Invalides. L'organisation de cet hommage solennel était souhaité par plusieurs responsables politiques pour saluer ce monument de la chanson francophone. Le consentement de la famille est pour cela nécessaire.

Charles Aznavour est décédé "de mort naturelle" lundi dans le sud de la France à la suite d'une "défaillance cardio-respiratoire", d'après l'autopsie réalisée mardi. En décembre 2017, la France avait rendu un hommage "populaire" à Johnny Hallyday, qui avait réuni des centaines de milliers de personnes dans les rues de Paris et dans l'église de la Madeleine.

La veille, le 8 décembre, un hommage national avait été rendu dans la cour des Invalides à l'écrivain Jean d'Ormesson. Emmanuel Macron avait alors déposé un simple crayon à papier, "le crayon des enchantements", sur son cercueil orné du drapeau français.

Aznavour, une vague d'émotions à travers le monde

Les fans du monde entier, d'Hollywood Boulevard à Erevan, en passant par Beyrouth, pleuraient mardi la disparition de Charles Aznavour, monument de la chanson française qui, pour beaucoup, mérite un hommage à la hauteur de son talent.

"Aucune décision n'a été prise par la famille à ce stade", ont fait savoir mardi à l'AFP les deux attachées de presse du chanteur.

Les hommages spontanés continuent d'affluer, de ses pairs comme d'anonymes, émus par celui qui a su trouver les mots comme personne pour parler du temps qui passe ou de l'homosexualité.

Outre-Atlantique, où on le qualifiait de "Sinatra français", Liza Minelli a salué la mémoire d'un "mentor, ami et amour", tandis que Lenny Kravitz a évoqué un "gentleman". Le Washington Post et le New York Times ont rendu hommage dans leurs pages au "French Balladeer" et au formidable "crooner" qu'était Aznavour .

AFP
© AFP

À Los Angeles, les fans sont venus se recueillir dès lundi sur son étoile et déposer des fleurs tandis qu'à Paris, la tour Eiffel s'est illuminée couleur or, en hommage à cette étoile de la chanson, également acteur dans quelque 80 films.

La France orpheline

A Beyrouth, la nouvelle de sa mort a fait la une du quotidien francophone L'Orient-Le Jour. "Aujourd'hui, ce n'est pas seulement la France qui est orpheline, mais aussi l'Arménie qui pleure son fils prodigue ainsi que le Liban, dont le chanteur était devenu le grand ami", écrit le journal.

Sa disparition soudaine -- tant le chanteur fourmillait de projets (des dizaines de chansons écrites, plusieurs concerts d'ici la fin de l'année) -- a sans surprise fait la une de tous les journaux français.

Même le quotidien sportif L'Équipe y est allé de son hommage en garnissant ses pages de titres -- "Emmenez-nous" ou "Formidable!" -- en références aux chansons d'Aznavour, preuve que ses chansons ont transcendé les époques et les générations.

En Arménie, la terre de ses parents, l'émotion est particulièrement vive. Né Charles Varenagh Aznavourian à Paris en 1924, le chanteur était l'un des représentants les plus symboliques de la diaspora d'Arménie.

Il a entretenu des liens étroits avec ce pays tout au long de sa vie, en particulier après le terrible séisme de décembre 1988. Il se rendait souvent à Erevan pour honorer la mémoire des victimes du génocide arménien, et devait y retourner dans quelques jours, avec le président Macron, pour le sommet de la Francophonie.

Jour de deuil en Arménie

Pour lui rendre hommage, un livre de condoléances devait être mis à disposition au centre Aznavour dans la capitale arménienne, selon son entourage s'exprimant sur les réseaux sociaux. "Vous pouvez déposer des fleurs, des bougies, et laisser un message".

AFP
© AFP

Le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian, prévoit d'organiser "un jour de deuil national" le jour des funérailles, qui devraient probablement se dérouler en France, peut-être à Monfort-l'Amaury, en région parisienne où Charles Aznavour avait fait construire un caveau. Là où ses parents et son fils Patrick sont enterrés.

Le chanteur aux plus de 70 ans de carrière s'est éteint lundi à son domicile des Alpilles, dans le sud-est de la France. Inépuisable, il avait repris la scène en septembre avec deux concerts au Japon.

Ces derniers mois pourtant, il avait dû annuler des représentations, en avril à Saint-Pétersbourg, victime d'un tour de reins, puis en mai, en raison d'une fracture de l'humérus gauche, après une chute.

Marié à trois reprises, Charles Aznavour, décédé à l'âge de 94 ans, laisse derrière lui son épouse, la très discrète Ulla, d'origine suédoise, avec qui il a vécu plus de cinquante ans, ainsi que cinq enfants.

Dans une de ses dernières interviews à TF1, il affirmait avoir préparé de longue date sa succession. "Je ne veux pas qu'on se batte pour une cuillère ou une fourchette".

Emmanuel Macron participera à cette cérémonie au cours de laquelle il prononcera un discours, dans la cour des Invalides. L'organisation de cet hommage solennel était souhaité par plusieurs responsables politiques pour saluer ce monument de la chanson francophone. Le consentement de la famille est pour cela nécessaire.Charles Aznavour est décédé "de mort naturelle" lundi dans le sud de la France à la suite d'une "défaillance cardio-respiratoire", d'après l'autopsie réalisée mardi. En décembre 2017, la France avait rendu un hommage "populaire" à Johnny Hallyday, qui avait réuni des centaines de milliers de personnes dans les rues de Paris et dans l'église de la Madeleine.La veille, le 8 décembre, un hommage national avait été rendu dans la cour des Invalides à l'écrivain Jean d'Ormesson. Emmanuel Macron avait alors déposé un simple crayon à papier, "le crayon des enchantements", sur son cercueil orné du drapeau français.Les fans du monde entier, d'Hollywood Boulevard à Erevan, en passant par Beyrouth, pleuraient mardi la disparition de Charles Aznavour, monument de la chanson française qui, pour beaucoup, mérite un hommage à la hauteur de son talent. "Aucune décision n'a été prise par la famille à ce stade", ont fait savoir mardi à l'AFP les deux attachées de presse du chanteur.Les hommages spontanés continuent d'affluer, de ses pairs comme d'anonymes, émus par celui qui a su trouver les mots comme personne pour parler du temps qui passe ou de l'homosexualité.Outre-Atlantique, où on le qualifiait de "Sinatra français", Liza Minelli a salué la mémoire d'un "mentor, ami et amour", tandis que Lenny Kravitz a évoqué un "gentleman". Le Washington Post et le New York Times ont rendu hommage dans leurs pages au "French Balladeer" et au formidable "crooner" qu'était Aznavour . À Los Angeles, les fans sont venus se recueillir dès lundi sur son étoile et déposer des fleurs tandis qu'à Paris, la tour Eiffel s'est illuminée couleur or, en hommage à cette étoile de la chanson, également acteur dans quelque 80 films. A Beyrouth, la nouvelle de sa mort a fait la une du quotidien francophone L'Orient-Le Jour. "Aujourd'hui, ce n'est pas seulement la France qui est orpheline, mais aussi l'Arménie qui pleure son fils prodigue ainsi que le Liban, dont le chanteur était devenu le grand ami", écrit le journal.Sa disparition soudaine -- tant le chanteur fourmillait de projets (des dizaines de chansons écrites, plusieurs concerts d'ici la fin de l'année) -- a sans surprise fait la une de tous les journaux français.Même le quotidien sportif L'Équipe y est allé de son hommage en garnissant ses pages de titres -- "Emmenez-nous" ou "Formidable!" -- en références aux chansons d'Aznavour, preuve que ses chansons ont transcendé les époques et les générations.En Arménie, la terre de ses parents, l'émotion est particulièrement vive. Né Charles Varenagh Aznavourian à Paris en 1924, le chanteur était l'un des représentants les plus symboliques de la diaspora d'Arménie.Il a entretenu des liens étroits avec ce pays tout au long de sa vie, en particulier après le terrible séisme de décembre 1988. Il se rendait souvent à Erevan pour honorer la mémoire des victimes du génocide arménien, et devait y retourner dans quelques jours, avec le président Macron, pour le sommet de la Francophonie.Pour lui rendre hommage, un livre de condoléances devait être mis à disposition au centre Aznavour dans la capitale arménienne, selon son entourage s'exprimant sur les réseaux sociaux. "Vous pouvez déposer des fleurs, des bougies, et laisser un message".Le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian, prévoit d'organiser "un jour de deuil national" le jour des funérailles, qui devraient probablement se dérouler en France, peut-être à Monfort-l'Amaury, en région parisienne où Charles Aznavour avait fait construire un caveau. Là où ses parents et son fils Patrick sont enterrés. Le chanteur aux plus de 70 ans de carrière s'est éteint lundi à son domicile des Alpilles, dans le sud-est de la France. Inépuisable, il avait repris la scène en septembre avec deux concerts au Japon.Ces derniers mois pourtant, il avait dû annuler des représentations, en avril à Saint-Pétersbourg, victime d'un tour de reins, puis en mai, en raison d'une fracture de l'humérus gauche, après une chute. Marié à trois reprises, Charles Aznavour, décédé à l'âge de 94 ans, laisse derrière lui son épouse, la très discrète Ulla, d'origine suédoise, avec qui il a vécu plus de cinquante ans, ainsi que cinq enfants.Dans une de ses dernières interviews à TF1, il affirmait avoir préparé de longue date sa succession. "Je ne veux pas qu'on se batte pour une cuillère ou une fourchette".