Le récent décès très médiatisé d'Isao Takahata souligne -si besoin était- que le père du Tombeau des lucioles (1988) a élevé le cinéma d'animation au rang d'objet culturel et artistique. Cofondateur du studio Ghibli, le réalisateur qui y brossait le destin tragique de deux enfants japonais en temps de guerre a toujours cultivé une défiance envers les techniques de production numérique. Doublé du crayon d'Hayao Miyazaki (Nausicaä de la vallée du vent, Totoro...), son fervent engagement écologique et pacifiste a néanmoins percolé au-delà de l'animation faite à la main. Loin d'être des gamers, Takahata et Miyazaki approuvaient ainsi, il y a cinq ans, la collaboration de leurs équipes avec celles de Level-5 sur Ni No Kuni: La Vengeance de la sorcière céleste, sur PlayStation 3. Aujourd'hui, L'Avènement d'un nouveau royaume n'est plus estampillé Ghibli, mais son aura brille encore. À tel point que ce jeu de rôle événement brouille les pistes entre film d'animation et jeu vidéo. Un cas loin d'être isolé.
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