Depuis que je me fritte avec des gens sur Internet, l'idée de porter plainte m'a quelques fois traversé l'esprit. Il m'est même carrément arrivé d'utiliser la menace procédurière, sans toutefois ne jamais la concrétiser. Ma petite ligne dans le sable est toute bête: ce qui se passe dans un clash reste dans le clash. C'est de bonne guerre. Si le clash déborde du Net, si le clash déborde du clash; que sort par exemple le nom d'une ex-compagne qui n'a rien à voir avec cette choucroute ou que l'on cherche à me faire virer d'un job parce que je fais le kéké sur Facebook, là, je ne joue plus. Se rabaisser le caquet, se tenir par la barbichette, tient du sport. Manigancer pour que quelqu'un en vienne à socialement toucher le fond ou se sente menacé dans son intégrité physique, ce n'est plus du sport. C'est Joe Pesci. D'où l'appel possible à la flicaille et à l'arbitrage judiciaire. Bref, je partage le point de vue de la chroniqueuse Nadia Daam. Elle avait parfaitement raison de traîner les crétins qui l'ont menacée de viol et de mort au tribunal et il est tout à fait sain qu'ils aient été condamnés. Elle maîtrisait le game, ils ont tenté un coup bas. Ce n'était pas sportif, l'arbitre a sorti le carton rouge, d'où victoire par élimination. Bravo, la France.
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