Le néologisme est amusant mais il fait de réels ravages, notamment politiques et médiatiques, plus encore depuis le 22 mars 2019. Je parle ici du "Trump Derangement Syndrome", le "TDS". Depuis deux ans, les supporters du président américain utilisent cette idée d'une maladie psychologique larvée pour discréditer leurs adversaires. Selon eux, Donald Trump a très certainement quelques défauts et balance bien régulièrement des énormités sur Twitter mais dans son bilan politique, tout n'est pas négatif. L'économie irait plutôt pas mal et son administration fait énormément pour libérer les otages américains retenus à l'étranger. Ça, c'est sûr, et ne pas pouvoir le reconnaître parce que cela reviendrait à applaudir Trump serait dès lors complètement irrationnel. Tout rejeter de son action parce que c'est lui qui la mène tiendrait donc du dérangement psychologique, de l'allergie fofolle. On rejette la personne et ce qu'elle représente, on en grossit les défauts et les capacités de nuisance même quand ses décisions n'ont en réalité aucun impact sur nos vies, sont bénéfiques pour le pays et le monde ou ne changent en fait strictement rien au statu quo politique.
...