"ll est plus que temps de casser les "boys club" (clubs réservés aux hommes) et d'embaucher, en masse, des femmes, des personnes racisées, des personnes LGBTQ+ aux postes clés des rédactions", ai-je pu lire il y a quelques jours dans une tribune publiée par Le Monde faisant écho au scandale de la Ligue du LOL. "Vingt femmes journalistes à suivre plutôt que les harceleurs", nous conseillait de son côté Paris-Match Belgique. Non mais hé. Ho. On est où, là? C'est quoi cet opportunisme de rebondir sur une affaire grave pour placer une offre de service faussement kawaii et pour parler des copines en mode Follow Friday? C'est quoi cette caricature, cette vision simplifiée d'un problème complexe, ces solutions pour le moins discutables? Vous pensez réellement que dans un environnement aussi compétitif, aussi égotique, aussi malsain que celui des médias, le fait de donner des postes de direction à des lesbiennes en surpoids ou à des transgenres d'origine africaine changerait quoi que ce soit aux coups de poignards dans le do...